A la rencontre d’Elyssea Di Marco, une pétillante auteure !

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Bonjour à tous,

Aujourd’hui, vous allez faire la rencontre d’Elyssea Di Marco. Vous allez découvrir son univers frais, pétillant, totalement girly mais aussi enfantin. C’est parti.

Anne-Ju : Bonjour Elyssea , c’est un plaisir que tu acceptes de te prêter au jeu de mes questions. Vu ton peps et ta bonne humeur, je pense que cette interview va être rafraîchissante. Si tu veux bien, je vais te laisser te présenter, nous dire ce que tu veux sur toi, ce que tu aimes, détestes,  ton péché mignon, tes gourmandises…bref tout ce que tu veux

Elyssea Di Marco :  Coucou Anne-Ju, très heureuse de te retrouver autour de cette interview.
Je me présente ?
Femme de lettres (pourtant, je ne vis pas une folle passion avec La Poste, mais avec les livres), la littérature a toujours fait partie de ma vie.L’importance du mot, à l’écrit comme à l’oral. J’aime bien cette citation de Boileau : « ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement et les mots, pour le dire, viennent aisément ». La rigueur du mot juste rehaussée d’une pointe de truculence est ce que j’ai apprécié dans les dialogues d’Audiard, le fameux petit goût de pomme pendant la tablée des Tontons flingueurs est cultissime à souhait. Je ne m’en lasse pas ;-).

Amoureuse des terroirs : j’aime la nature marquée, les petits coins champêtres, un village niché dans la montagne ou à quelques kilomètres de la mer… Je ne suis pas une accro de la cité même si j’y vais régulièrement, car, il faut le reconnaître, c’est pratique de tout avoir à portée de main, surtout pour le shopping 🙂

Mes gourmandises ? Comme Élisa (mon personnage de roman), j’ai un penchant pour les produits forts en goût : le piquant d’une paëlla, le fondant d’une raclette, le miel dégoulinant des pâtisseries… Que des produits « light » en fait (rire). Mais bon, j’ai un péché mignon pour les fruits et l’été est la saison où je peux profiter d’un large choix et en plus ma balance ne me fait aucun reproche en fin de saison : rouges, jaunes, exotiques… tous les fruits sont délicieux.

Ce que je déteste ? L’hypocrisie et la lâcheté. Les gens qui minaudent, se font passer pour des gentils et, alors que vous venez à peine de quitter les lieux, vous offrent une garde-robe complète pour l’hiver : moufles, bonnet et gaine en laine inclus… On a le droit d’aimer ou de détester, mais il faut assumer ses prises de position, mais là, c’est une autre chanson. Bref, le monde tournerait mieux s’il y avait une cohérence entre les actes et les mots…

AJ ; Elyssea, je te connais depuis peu. Es-tu écrivain à temps complet ? Que voulais-tu faire quand tu étais enfant ?

EDM : J’écris aussi souvent que l’envie et le temps me le permettent donc c’est comme la météo, variable lol et quand j’étais petite fille, je voulais être médecin pour sauver la vie des gens. Je me projetais dans un métier humanitaire : Médecins sans frontières, par exemple. En grandissant, j’ai aussi compris qu’un médecin soignait, mais que parfois, il ne pouvait que soulager ou accompagner ; ce qui est déjà beaucoup. L’accompagnement des gens en fin de vie est compliqué et je ne souhaitais pas partager ce poids.

Du coup, je me suis dirigée vers l’enseignement. C’est également beaucoup de responsabilité vis-à-vis du public que l’on accueille, mais c’est très motivant. Je pense que mon rôle est de montrer qu’il existe des portes, après, chacun, selon son parcours de vie prendra la décision de les ouvrir ou pas. Mais, au moins, si une porte reste fermée, c’est par choix, non par ignorance de son existence…

AJ : Les livres et la lecture ont toujours fait partie de ton entourage ? 

EDM : J’ai toujours eu des livres autour de moi, aussi loin que je me rappelle. J’étais entourée de « lecteurs » : de journaux, de romans, de documentaires, de BD… Chacun avait un style de lecture bien à lui et j’ai toujours pu y avoir facilement accès. De plus, il y avait la sortie traditionnelle du week-end à la bibliothèque où je repartais les bras chargés de livres. J’ai commencé par la comtesse de Ségur, le clan des 7, le club des 5… le journal de Mickey aussi puis la bibliothèque verte avec les Alice Roy.

J’adorais, plus petite, le moment de l’histoire le soir, rêver des belles histoires lues ou entendues, rien de tel pour passer une bonne nuit…
Lire ouvre toujours de nouvelles perspectives et cela m’a permis de ne jamais m’ennuyer. Plongée dans un livre, j’oublie le temps qui passe. En plus, je peux lire n’importe où : dans le calme d’un jardin, dans une salle d’attente bondée… Il n’y a pas de lieu insolite pour lire, en plus le livre ne tombe pas en panne, il véhicule une histoire.

Il y a un contact, c’est presque charnel : le vieux livre hérité du grand-père qui a eu un prix d’excellence, une petite pépite avec sa reliure cuir chinée chez un bouquiniste… Je reste résolument livre papier, même si je reconnais l’aspect pratique de la tablette pour alléger les valises
En fait, je ne me souviens pas avoir eu « envie de lire » ou me dire « tiens, lire c’est sympa », c’était évident, naturel comme cuisiner, jouer… Les livres étaient là, à me tendre les bras. Alors, pourquoi résister à cette belle « invitation au voyage » ?

AJ : Je suis d’accord avec toi. J’adore cette agence de voyage..Je prends des billets tous les jours 😉 As tu toujours voulu écrire ? Vu ta girly attitude, tu devais peut-être tenir un journal intime ? 

EDM : Désolée pour toi, Anne-Ju, mais je n’ai jamais réussi à tenir un journal intime. On m’en a offert souvent. Mis à part m’amuser avec le petit cadenas, je trouvais drôle le système de « j’y mets mes secrets et tu n’y as pas accès », je ne voyais pas quelle hiérarchie donner aux informations. Le plus long que j’ai dû tenir était une semaine. Écrire ce que j’avais mangé le midi à la cantine ou ce que Machine avait dit sur Truc ne me passionnait pas franchement… Donc après avoir aligné des RAS, je les laissais tomber. De plus, j’ai toujours eu un côté méfiant : le meilleur moyen de garder un secret est de le garder dans sa tête et dans son cœur, pas sur un papier… On ne sait jamais ! Sans doute influencée par les films de cape et d’épée où les héros trouvaient toujours une lettre qui expliquait le secret de naissance ou la trahison d’un personnage

Aj : Alors moi pareil que toi pour le journal intime. Un truc pas fait du tout pour moi. Je suis heureuse de découvrir une autre passionnée des films de Cape et d’épée. Je suis une fan des films de Jean Marais. Sans oublier les films de pirates 😉 .Allez , parlons de tes livres. Je te laisse nous les présenter brièvement. On reviendra sur le dernier juste après. Y a-t-il un livre que tu affectionnes plus particulièrement ?

EDM : Le 1er parce que c’est le 1er justement et que c’est comme « un premier amour, ça ne s’oublie jamais », dit la chanson que j’ai d’ailleurs mise en titre de chapitre pour la rencontre entre Élisa et Lorenzo. Il est bien sûr perfectible, mais j’ai une tendresse particulière pour celui-ci. C’est par lui que tout a commencé, « Il était une fois un livre, intitulé La vie est un slogan… »
Mes romans sont tous construits avec la même optique : être pétillants de vie, un cocktail de bonne humeur (c’est ce qui m’a fait trouver le titre d’ailleurs pour le 2e). Nous sommes dans une période sombre et les médias se complaisent dans l’afflux de mauvaises nouvelles. Mais il y a de bonnes initiatives, des histoires en happy end…

Je pense que l’on peut évoquer des problèmes de société, dénoncer ce qui nous choque… bref avoir de la profondeur tout en conservant une forme d’optimisme et un brin d’humour. Les fables de La Fontaine sont toujours d’actualité. Le fait d’être grave ne donnera pas plus de sérieux aux événements, qui se dérouleront de toute façon. J’apprécie l’approche d’un Desproges, d’un La Fontaine… Le trait fait mouche, on a le sourire aux lèvres et pourtant, la satire est là, bien plus efficace, je trouve qu’une longue tirade enflammée, même si elle peut avoir son utilité dans certains cas.

Quant aux livres jeunesse, c’est à la demande des lecteurs que j’y suis revenue, lors de leur retour où plusieurs m’ont demandé si je n’écrivais pas pour les enfants, car ils aimaient l’entrain et la joie de vivre de mes romans. Et je me suis dit « pourquoi pas ? » Il suffit d’adapter, car les jeux de mots sont plus difficiles à saisir pour les jeunes lecteurs, mais pas impossible. Le défi m’a séduit et je me suis lancée dedans. Je ne regrette pas ce choix, car la littérature jeunesse se conçoit vraiment différemment. Le partenariat avec l’illustrateur est déterminant. Il faut un véritable échange entre les deux. Le dessin va donner une nouvelle profondeur au texte. Nous avions travaillé chacun de notre côté, sans consigne particulière, libre d’exprimer notre créativité, après avoir fait ensemble un mini « brainstorming ». Puis la réunion du texte et des dessins a donné lieu à des échanges vraiment intéressants. Comment un mot peut-il suggérer à l’illustrateur tel univers ou telle vision du personnage… ? J’ai alors retravaillé mon texte différemment et l’illustrateur a revu aussi ses dessins, jusqu’à ce que cela nous convienne à tous les deux.

AJ : Parles nous de  Cocktail à la russe. Tu nous racontes son histoire ?

EDM : Comme je suis très fière de cet article reçu, je me permets de le citer pour raconter ce livre. Il s’agit d’un « roman d’espionnage, à la 007, bourré d’actions, de rebondissements et surtout d’humour. Un style entre Audiard et San Antonio, une plume gouailleuse et imagée, un récit puissamment rythmé ». Bel éloge fait par un journaliste pour les références et il est vrai que c’est un cocktail frais, bien frappé pour agrémenter son été.   Vous suivez les aventures de Thibaut (le petit frère d’Élisa), ingénieur en nucléaire et incurable gaffeur, qui tombe amoureux de sa collègue Natacha, adorable poupée russe et sœur d’un important homme d’affaires peu scrupuleux. Un cocktail détonant & « d’étonnant » voire hilarant, dixit mon éditeur cette fois-ci 🙂

AJ : Je pense qu’avec une telle présentation, on n’a qu’une envie : LE LIRE 😉 J’ai aussi vu que tu écrivais pour les enfants. Tu changes de registre. C’était une évidence pour toi d’écrire pour les enfants étant une maman ?

EDM : Bien sûr que j’ai mes lecteurs tests à la maison ! Mais, pour eux, je préfère leur inventer une belle histoire le soir avant d’aller les coucher. On s’appuie sur un livre, ou bien l’un de nous invente une histoire et la raconte aux autres… Les enfants ont une imagination toujours débordante et vive. Ils ont une logique interne qui m’interpelle toujours.

AJ : On passe à la partie, Maison d’édition, qui est souvent comparée comme le parcours du combattant. Tu nous racontes le tien, de parcours 😉

EDM : Mon parcours est classique et atypique. Classique, car comme tous ceux qui se lancent dans l’écriture, j’ai envoyé mon manuscrit aux « grandes maisons » d’édition. Ensuite, vous ne recevez pas de réponse ou alors la lettre type qui commence par « monsieur, madame… » c’est sûr qu’Elyssea prête à confusion comme nom…

Et puis, en cherchant, je me suis dit qu’une « petite maison d’édition » c’était bien aussi. La structure est bien plus modeste, certes, mais j’ai un éditeur qui a mis une campagne événementielle pour chacun de mes ouvrages hyper concluante, il a déjà fallu procéder à des réimpressions de certains ouvrages. Max Lansdalls, le directeur des éditions Lansdalls, a su s’entourer d’une équipe performante. J’ai pu participer, grâce à lui, à de grands salons et rencontrer des gens adorables.

Je suis fan de la couverture du premier roman, l’illustration est vraiment top et puis les teasers offrent toujours un avant-goût du livre aux lecteurs les plus pressés. L’équipe de Lansdalls éditions a toujours été de très bons conseils et de concepts innovants. C’est une maison conviviale.

Quand il a accepté mon manuscrit, il a cru en son potentiel, mais j’ai dû le retravailler plusieurs fois, car, un bon éditeur, c’est aussi celui qui connaît le marché du livre, qui maîtrise la chaîne avec de bons partenariats. Grâce à lui, j’ai pu aller faire de très belles dédicaces en librairies et créer un partenariat avec de grandes chaînes comme Cultura où mes livres sont dans leur Top Ventes.

Et puis, la maison est en plein essor, de nouveaux auteurs et illustrateurs sont recrutés pour le catalogue 2015-2016. Je fais mon petit bonhomme de chemin.

AJ : Concernant la pub pour tes livres, tu utilises beaucoup les réseaux sociaux ? Que penses-tu de leur place actuelle dans le monde du livre ? Je sais que certaines maisons d’édition sont nulles niveau communication. 

EDM : Ma page Facebook est une initiative de mon éditeur ! C’est lui qui m’a convaincu de l’intérêt des réseaux sociaux et il avait raison. Cela permet d’avoir rapidement le retour des lecteurs, de pouvoir leur présenter facilement toute mon actualité et d’échanger aisément avec eux, car quand vous allez aussi bien du côté de Lyon, puis en Alsace et en Bretagne… Les réseaux sociaux sont une aide précieuse pour conserver le lien avec le public. Je peux aussi participer, à distance, à de beaux événements de vie. Vous faites une dédicace pour un anniversaire, un mariage… et vous avez de jolis témoignages, photos en retour… Je trouve ce contact très enrichissant humainement.

AJ ; Je t’ai découvert sur un salon et j’ai adoré ton énergie et ton écoute. Tu aimes ces rendez-vous ?

EDM : J’aime le contact avec le public, on peut librement parler des livres : ceux que j’écris, mais aussi ceux que j’ai lus ou que les lecteurs me font connaître. Rencontrer d’autres auteurs, discuter de la création littéraire, comprendre que c’est un milieu parfois complexe ou ambigu dans la reconnaissance qu’il accorde à certains et pas à d’autres… Je découvre, je prends mes repères et je profite de cette belle aventure.

L’impact, ensuite, n’est jamais le même quand on a rencontré l’auteur, surtout pour les enfants. On voit un visage, une vision de la vie, une énergie… Il n’y a pas ce doute sur les intentions de l’auteur puisque vous l’avez rencontré. Vous savez, ces livres où on se demande quelle est sa finalité parce que l’on sent que quelque chose mis en place par l’auteur nous échappe… En cette époque d’hypercommunication, je reste convaincue plus que jamais de la nécessité d’avoir un contact direct, en vrai, en live… avec les autres.

AJ : On parle critiques.  Tu dois avoir des étoiles dans les yeux quand tu reçois de belles critiques ? Et les mauvaises ?

EDM : Il n’y a pas de mauvaises critiques ! On peut et même, on se doit de s’améliorer à chaque ouvrage. Donc les critiques sont toujours bonnes, car elles vous font avancer (même si parfois, elles ne sont pas tendres). 😉 Mes yeux brillent certes, mais ce sont alors plus des éclairs que des étoiles lol.

Pour les détracteurs, il y en a aussi. Mais, par chance, je n’ai pas eu à croiser beaucoup de « dénigreurs de talents » depuis que j’ai commencé. La méchanceté gratuite n’a pas grand intérêt et n’est pas franchement pédagogique. Nous connaissons tous cet érudit convaincu d’être sorti de la cuisse de Jupiter en passant par Denfer Rochereau, qui se targue d’avoir bon goût, simplement parce que c’est lui et son ego légèrement exacerbé. Vous voyez, un peu comme Louis de Funès dans la Grande Vadrouille.

AJ :  Elyssea, on va parler un peu de tes lectures. Un livre que tu aurais aimé écrire et pourquoi ?

EDM : Sans aucune hésitation. Le Petit Prince, la magie opère à tout âge, on peut le lire et le relire à tout âge. Il est magique, tout y est dit, simplement avec émotion, poésie… Vous pouvez l’étudier en maternelle ou en faculté. À chaque âge, vous en aurez une nouvelle lecture et les valeurs humaines qu’il véhicule me parlent tout au long de ma vie. D’ailleurs, la féerie du livre pop-up est superbe avec les aquarelles de l’auteur… Qui n’a jamais éprouvé ce fameux « dessine-moi un mouton ! », « être responsable de ce que l’on a apprivoisé… »?  Donc oui, c’est un incontournable de ma bibliothèque que je relis toujours bien volontiers.

AJ : Il est ressorti n°1 dans les livres préférés des français (cf LGL sur France 5).Ton livre de chevet ? Parles-nous de ce livre .

EDM : Actuellement, j’ai repris une anthologie des œuvres d’Agatha Christie. Je ne vais pas tous les lire, car j’ai des préférences pour Hercule Poirot et j’aime moins Miss Marple. Le côté maniaque de Poirot et le contraste me fait toujours sourire. J’ai découvert cette auteure avec Le crime de l’orient express à la télé, un soir par hasard et Agatha ne m’a plus quitté. Je me plonge toujours avec délices dans ses ambiances. Elle arrive tellement bien à retranscrire en quelques mots, quelques phrases, la psychologie d’un personnage, l’atmosphère d’une maison… C’est fin, délicat et sans aucune vulgarité alors que les personnages sont capables des pires bassesses ! Je n’écris pas du tout comme elle, mais je m’évade toujours dans ses romans. Et même si je me doute du coupable, j’ai toujours besoin de cette réunion de famille avec Poirot dans son rôle de metteur en scène.

AJ : Le livre que tu as commencé et que tu n’arrives pas à finir et pourquoi ?

EDM : Oscar et la dame rose, d’E.E. Schmitt. Je ne veux pas apprendre la mort d’Oscar, un petit garçon qui se bat contre une maladie incurable. Il écrit chaque jour une lettre à Dieu, sur l’initiative de la « dame rose ». Tant que je n’ai pas lu la dernière lettre, je ne connais pas la fin de l’histoire. Oscar est vivant et il écrit des lettres où il confie ses doutes, ses espoirs…
Je ne voulais pas apprendre la mort d’Oscar, je m’étais attaché à ce petit bonhomme. Ainsi, je sais que j’aurai toujours la magie des dernières pages pour le « retrouver ». Puérile sans doute, mais c’est comme ça ! Moi, où je me suis arrêtée, il n’est pas encore mort, na !

AJ : Le livre qui t’a le plus déçu ?

EDM : Le vieil homme et la mer, 200 pages dans mon édition poche environ pour me raconter le combat avec l’espadon qui finit bouffer par les requins !!!! le combat fait à peu près 121 pages : je rappelle avoir compté et avoir été totalement hermétique à la beauté de ce texte. J’ai bien saisi le sens de ce qui était véhiculé, mais je n’y ai ressenti aucune poésie, grands sentiments… L’amitié entre Santiago et Manolin, la quête contre le temps qui passe, la vanité de l’homme. J’ai compris le message, mais le codage ne m’a pas plu.

On m’avait tellement vanté ce livre, que la chute a été rude, 🙂 mais je me suis réconciliée avec Hemingway sur ces romans Pour qui sonne le glas ou L’adieu aux armes… que j’ai voulu découvrir dans la foulée. Mais je n’y suis pas retournée, il y a presque 25 ans. C’est pourquoi je dis toujours aux gens catastrophés parce qu’ils vivent avec des non-lecteurs qu’il n’y a pas de gens qui détestent lire, juste des gens qui ne sont pas encore tombés sur le livre qui leur fera aimer la lecture. Il n’y a rien de pire que d’être forcé à lire et c’est ce qui écœure parfois certains à l’école, car le choix n’est pas ouvert sur tout…

AJ : Si tu pouvais changer de vie et être une héroïne ou héro, tu serai laquelle ? et surtout pourquoi ?

EDM : Wall-E, ce petit robot a plus d’humanité que de nombreux semblables et c’est un film d’animation génial qui explique aux plus jeunes de quoi leur avenir pourra être fait, si, comme le redoutait Einstein, on retirait la création, l’instruction.. « Je crains le jour où la technologie dépassera l’homme »… Donc, oui cela me plairait d’être ce petit grain de sable qui a empêché la machine infernale…

AJ : Mais on a tous un côté obscur, et on aime aussi les méchantes ou méchants. Lequel est ce pour toi ? et bien sûr pourquoi ?

EDM : Mon côté obscur ? Spontanément, je pense à Hulk et Terminator qui sont des « méchants » de mon enfance, mais bon, pas si méchant que ça en fait. Hulk utilise sa violence pour aider les autres au final et Terminator, une fois reprogrammé, est un robot assez cool 😉
Sinon, je serai la prochaine, Moi, moche et méchante, car j’ai une armée de minions performants à la maison !

AJ : Combien de livres en attente dans ta PAL ?

EDM : Combien de livres en attente dans ma PAL ? Il faut vraiment donner un chiffre ? Car entre la réalité de mon porte-monnaie et ma bibliothèque idéale… le fossé est grand… Mais de façon pragmatique, j’essaie de ne pas en avoir beaucoup. Quand j’ai un livre, j’aime le lire tout de suite, car il correspond à ce dont j’ai envie, je ne fais pas d’achat en disant… tiens, je le lirai le mois prochain… car je ne sais jamais vraiment trop à l’avance ce qui va m’attirer, sauf Agatha of course ! Elle ne m’aura jamais rendu bilingue la bougresse ! Puis, ma bibliothèque commence à être bien remplie.

AJ : Question estivale : tu lis quoi en ce moment ? et quels livres vas-tu mettre dans ta valise ?

EDM : Je viens de finir Michel Bussi  Maman a tort , une petite envie de polar contemporain, mais pas trop « noir ». Grâce à un groupe de lecture,  je vais découvrir de nouveaux opus des aventures de Tuppence et Tommy et puis j’ai Demain j’arrête à découvrir, dans un autre registre.

AJ: Demain j’arrête, est idéal pour les vacances. Tu vas bien te marrer. Quels sont tes prochains projets d’écriture ?

EDM : Un tome 3 de La vie est un slogan est en cours d’écriture. Nouvelle aventure, nouvel univers, je peux vous révéler le début : Cette chère Béa a disparu… Pourquoi ? Qui ? Élisa et toute sa famille se lancent dans l’aventure avec la recette maison. Je travaille également sur le 3e opus de Louan sur l’importance de l’entraide et la gestion de l’inconnu.

AJ : Qu’est-ce que je peux te souhaiter ?

EDM : De poursuivre mon petit bonhomme de chemin en continuant de belles rencontres qui me permettent de progresser jusqu’à… je ne sais pas 😉

AJ : Elysséa, un grand merci de t’être livrée autant et avec ce sourire qui ne te quitte pas. Je pense que ton énergie et ta joie de vivre ne vont pas laisser indifférents mes lecteurs ;-). Je te souhaite de nouvelles aventures tout aussi pétillantes qu’enrichissantes. Je me permettrai de tenir les lecteurs au courant de tes nouveautés. On ne va pas te lâcher ;-).

EDM : Longue vie à ton blog et un grand merci à tous ceux qui me suivent. Ils sont de plus en plus nombreux à me faire confiance et à plonger dans cet univers drôle et déjanté. J’aime apprendre que j’ai fait rire une grand-mère pendant sa convalescence à l’hôpital, j’aime voir les sourires des enfants pendant la découverte de mes albums, j’aime entendre que les gens se parlent, plaisantent, j’aime le bonheur en fait. 🙂

Quelques mots tordus...vas y, lâche toi :-)

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