A la rencontre de Sandra Banière, une auteure réservée sauf dans ses écrits.

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Bonjour à tous,

Une nouvelle interview, une nouvelle rencontre. Sandra Banière ne vous dit peut-être rien, et bien après cette interview vous aurez envie d’aller acheter son livre.

Anne-Ju : Bonjour Sandra, je suis contente que tu aies accepté de te prêter au jeu de mes questions, surtout que l’on est voisine. Donc, je me sens un peu une privilégiée ;-).

Si tu veux bien, je vais te laisser te présenter, nous dire ce que tu veux sur toi, ce que tu aimes, détestes, ton péché mignon, tes gourmandises… bref tout ce que tu veux

Sandra Banière : Bonjour Anne-Ju, et à tous les lecteurs !

Tout d’abord, merci à toi pour cette interview. C’est un plaisir !

Si je dois me présenter ; je dirais que j’aime croquer et savourer la vie comme j’aime croquer le chocolat et déguster une coupe de Champagne ! Une gourmande dans l’âme !

Je déteste la violence, et à vrai dire, je la supporte de moins en moins que ce soit à la télévision, dans la rue, dans la cour de récréation, dans les journaux… J’aimerais qu’on apprenne davantage à s’écouter, à se tolérer, et à moins se juger. Je préfère défendre les valeurs humaines, et me tourner vers ce qui apporterait du mieux.

Maintenant, je vais répondre à tes questions ! Voilà de quoi me connaître un peu plus !

AJ : Sandra, je te connais depuis peu et je sais que tu n’es pas écrivain à temps complet ? Que voulais-tu faire quand tu étais enfant ?

SB : Exactement ce que je fais aujourd’hui !

Je voulais devenir professeur de français, tout en rêvant au métier d’écrivain, qui me semblait plus inaccessible.

AJ :  Les livres et la lecture ont toujours fait partie de ton entourage ? En fonction de ta réponse, tu peux compléter en répondant à cette question Comment t’est venu le goût des livres ?

SB : En effet, dès que j’ai su lire, je ne me suis plus arrêtée. C’est devenu mon activité favorite. Ce goût pour les livres me vient tout d’abord de ma mère qui est une très grande lectrice, mais aussi parce que je passais déjà des heures à me raconter des histoires. J’ai toujours eu besoin de faire vivre mon imagination.

AJ : Tu as toujours voulu écrire ? Je suis sûre que tu devais tenir un journal intime ?

SB : Ce n’est pas possible ! Tu as un don de voyance ! Si j’avais besoin de faire vivre des amis imaginaires, j’avais aussi besoin de raconter en détail tout ce que je vivais, décortiquant toutes les émotions qui transitaient en moi. Je vais même te révéler un secret : je continue à tenir un journal intime !

AJ :  Alors parlons des Noces meurtries. Tu nous racontes son histoire ? Sa création ?

SB : C’est un roman que j’ai beaucoup mûri. Cela faisait pas mal d’années que j’avais envie de me lancer dans l’écriture d’un roman. Durant ces années, j’ai ébauché quelques histoires, mais je n’étais pas satisfaite ; à chaque fois j’abandonnais.

Quand j’ai trouvé le sujet de ce qui allait constituer mon premier roman, inspiré de la vie des viticultrices que j’ai pu côtoyer, il ne m’a plus lâché : je savais que je l’écrirais. Je passais parfois quelques semaines à réfléchir à sa construction, aux personnages, mais par manque de confiance, de temps, ou de maturité, je ne parvenais pas à en commencer l’écriture.

Et puis, une nuit, sans crier gare, j’ai su que le moment était arrivé. Je venais d’accoucher de mon deuxième enfant, j’avais repris le travail depuis peu, et j’imaginais ce qui serait la prochaine étape de ma vie. Je me suis vue en train d’écrire. J’ai eu comme un déclic. Les premières phrases du roman ont découlé dans ma tête, et dès le lendemain, je les ai mises sur papier, me promettant deux choses : d’écrire sans retenue, et d’aller au bout.

AJ : J’ai fouillé sur le net et je n’ai pas trouvé d’autres livres que tu aurais écrit. Peux-tu me le confirmer ?

SB : Tout à fait. Les Noces meurtries est le tout premier roman que j’ai écrit (voir ci-dessus).

AJ : On passe à la partie, Maison d’édition, qui est souvent comparée comme le parcours du combattant. Tu nous racontes le tien, de parcours 😉 La joie que cela a dû être quand tu as reçu un avis positif.

SB : Une fois mon roman achevé, comme beaucoup, je me suis mise en quête d’une maison d’édition. J’ai d’abord tenté des éditions du type Nouvelles plumes, Nouveaux auteurs, mais mon manuscrit ne répondait pas à leurs critères de sélection. Dans les mêmes moments, je me suis rendue à une conférence sur les primo romanciers, organisée par la SDGL. J’en suis ressortie un peu moins novice : je devais apprendre à mieux cibler mes envois, en prenant en compte les lignes éditoriales !

J’ai donc suivi les conseils des éditeurs venus à la conférence. J’ai prospecté dans les librairies à la recherche de maisons d’édition. Un soir, en me renseignant sur internet sur les éditions Belfond, je me suis aperçue que certains de mes auteurs préférés y étaient publiés, et qu’un concours réservé aux premiers romans venait de débuter.

J’ai d’emblée aimé le principe de ce concours, car c’étaient les lecteurs qui lisaient et jugeaient les manuscrits. Je me suis dit que c’était fait pour moi : cela me donnerait l’occasion de voir si mon roman pouvait plaire. Ce qui m’a également intéressée, c’était aussi d’avoir la possibilité, si je finissais parmi les finalistes, d’être lue par des professionnels de l’édition.

Je me suis donc inscrite au concours Nos lecteurs ont du talent. Les lecteurs avaient trois mois pour faire leur choix. Autant te dire que ça m’a paru très long ! Plus les semaines passaient, plus je stressais, car les lecteurs étaient de plus en plus nombreux et exigeants.

Le dernier jour, j’étais à la fois soulagée que le concours se termine, et très heureuse d’être finaliste. Et je l’ai été encore plus, quand on m’a annoncé que mon roman serait publié en numérique dans la nouvelle maison d’édition du groupe Place des Editeurs, Chemin Vert. Pour moi, c’était d’abord l’opportunité de travailler avec des éditeurs renommés et de progresser en tant qu’écrivain.

AJ : Concernant la pub pour tes livres, tu utilises beaucoup les réseaux sociaux ? Que penses-tu de leur place actuelle dans le monde du livre ? Je sais que certaines maisons d’édition sont nulles niveau communication.

SB : Honnêtement, j’essaie d’utiliser au mieux les réseaux sociaux, même si je suis loin d’être experte. Heureusement, chez Chemin Vert, ils s’y connaissent. A l’heure actuelle, les réseaux sociaux sont incontournables, et je pense que les maisons d’édition l’ont bien compris. Place des Editeurs n’a pas lancé Chemin Vert pour rien ! Les réseaux sociaux permettent de nouvelles connexions entre les lecteurs et les auteurs dont on ne doit pas se priver.

AJ : Je t’ai découvert sur un salon, la fête du livre à Fismes. Tu aimes ces rendez-vous ?

SB : Bien sûr ! Si les réseaux sociaux permettent un certain type de communication, rien ne vaut les échanges concrets plus riches, parfois émouvants et personnels. Sans la barrière de l’écran, on se livre plus facilement.

AJ : On parle critiques. Tu dois avoir des étoiles dans les yeux quand tu reçois de belles critiques ? Et les mauvaises ?

SB : A chaque nouvelle critique, j’ai toujours un Boum Boum dans le cœur, toujours inquiète de découvrir si mon roman a plu. Si la critique est mauvaise, c’est sûr, il faut la digérer, parce que cela m’attriste d’avoir déçu ou déplu, mais ça fait aussi partie du jeu. Il y a autant de manières de percevoir un roman qu’il y a de lecteurs, il est donc normal que certains n’aient pas le même avis que d’autres. Un roman parlera différemment aux lecteurs, selon leur vécu, leur sensibilité, ce qu’ils recherchent dans la lecture…

AJ : Sandra, on va parler un peu de tes lectures. Un livre que tu aurais aimé écrire et pourquoi ?

SB : Elle est compliquée ta question ! Il y a des tas de livres que j’ai adorés, surtout des histoires de femmes, mais j’ai toujours été dans la peau de la lectrice. J’ai surtout souvent espéré être capable d’écrire comme ceux qui m’ont appris au travers de leurs romans : Flaubert, Maupassant, Danielle Steel, Douglas Kennedy, Katherine Pancoll, J.K Rowling…

Je ne veux pas paraître prétentieuse en disant cela, mais le livre que j’aurais aimé écrire est celui que j’aurais aimé savoir écrire, c’est-à-dire que longtemps j’ai imaginé mon roman, et que maintenant, alors qu’il est achevé, j’ai parfois la sensation de ne pas l’avoir écrit comme je me l’étais représenté.

AJ : Ton livre de chevet ? Parles-nous de ce livre

SB : Dictionnaire Philosophique de Voltaire. C’est pour moi le meilleur condensé de la Philosophie des Lumières. Il y développe, au travers différentes définitions, des idées déjà exploitées dans ses contes philosophiques que j’avais beaucoup aimés. Voltaire m’a fascinée par ses pensées avant-gardistes et résolument humaines. Pour moi, Voltaire a vraiment fait bouger les mentalités. J’aime aussi ce livre parce qu’on peut le lire comme on veut. De temps en temps, je relis une définition pour m’imprégner de cet humanisme, encore si moderne, au regard de ce qui se passe dans le monde.

AJ :  Le livre que tu as commencé et que tu n’arrives pas à finir et pourquoi ?

SB : Rares sont les livres que je ne termine pas, parce que je me dis toujours que quelque chose va me surprendre, et parce que j’ai aussi appris, de part ma formation littéraire, à lire jusqu’au bout pour me faire un avis complet. Je n’aime pas rester sur de l’inachevé, même quand je n’ai pas aimé.

AJ : Le livre qui t’a le plus déçu ?

SB : C’est une autre question à laquelle il m’est difficile de répondre, car il se peut que je n’aime pas un livre, ou qu’il ne m’ait pas fait vibrer, mais ce n’est pas pour autant que je me sens déçue. Quand je n’ai pas aimé, j’ai tendance à me dire que c’est parce que l’histoire ou le style ne m’ont pas convenu.

Si vraiment, il faut parler de déception, ce serait peut-être certains romans d’auteurs que j’aime suivre. C’est-à-dire, que j’ai envie de retrouver le même plaisir à chaque fois que je lis un roman de Douglas Kennedy, d’Amélie Nothomb ou d’Anna Gavalda par exemple, mais certains de leurs romans ont pu me décevoir parce que je n’y ai pas ressenti la même intensité que dans d’autres.

AJ : Si tu pouvais changer de vie et être une héroïne ou héros de roman, tu serais laquelle ? et surtout pourquoi?

SB : Je serai Scarlett de Autant en emporte le vent ! Pour son fort caractère et son esprit libre malgré les conditions dans lesquelles elle a vécu.

AJ : Mais on a tous un côté obscur, et on aime aussi les méchantes ou méchants. Lequel est-ce pour toi ? et bien sûr pourquoi ?

SB : Ce n’est pas une méchante à proprement parler, mais une femme qui va perdre le contrôle et commettre l’impensable, révéler son côté obscur le plus profond pour préserver ce qu’elle a construit. Il s’agit d’Hélène dans Spirales de Tatiana de Rosnay. Je peux me reconnaître dans ce type de personnages. Qui sait jusqu’où on pourrait aller pour sauver ce que l’on a ? Ce qui peut être effrayant, et c’est ce que j’ai ressenti en lisant ce livre, c’est que cette part obscure on ne la connaît pas forcément, et par conséquent, on ne la maîtrise pas.

AJ : Combien de livres en attente dans ta PAL ?

SB : Innombrables ! J’accumule depuis des années les envies de lectures. Il y a tellement de livres intéressants que je n’ai pas le temps de lire tout ce que j’aimerais.

AJ : Question estivale : tu lis quoi en ce moment ? et quels livres vas-tu mettre dans ta valise ?

SB : Je lis L’Atelier des Miracles de Valérie Tong Cuong.

Je devrais lire le dernier roman d’Agnès Martin Lugand, profiter de mes vacances pour lire quelques autres romans de chez Chemin Vert, et quelques romans jeunesse à proposer à la rentrée à mes élèves.

Aussi, j’ai eu la chance de gagner un jeu, qui me donne accès à quelques livres pour la rentrée littéraire. J’aimerais en découvrir au moins un ou deux.

AJ : Quels sont tes prochains projets d’écriture ?

SB : Je termine actuellement mon second roman, qui parle de deux couples dans la tourmente…

J’ai commencé à réfléchir à une autre histoire, celle d’une femme, pleine de courage. Une histoire qui traitera une nouvelle fois de liens familiaux et des choix que l’on peut faire dans nos vies.

AJ : Qu’est-ce que je peux te souhaiter ?

SB : Publier mon second roman, et continuer à parler aux gens au travers de mon écriture.

AJ : Sandra, l’interview arrive à sa fin. Je tenais à te remercier d’avoir jouer le jeu de répondre à mes questions. Je suis ravie. Dès que je reviens à Fismes, je passe te faire un coucou dans ta classe ;-). Je tiendrai informer les lecteurs de tes nouveautés. J’en profite aussi pour faire un bisou à Marie-Pauline 😉

SB : Merci à toi Anne-Ju ! Et maintenant, je vous laisse lire Les Noces meurtries !

8 réflexions sur “A la rencontre de Sandra Banière, une auteure réservée sauf dans ses écrits.

Quelques mots tordus...vas y, lâche toi :-)

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