J’entends le bruit des ailes qui tombent de Gipsy Paladini – Lecture Commune avec Collectif Polar

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Editions : Gipsy Paladini

Prix : 2,99€ en numérique et 16,82€ en papier

Pages : 434

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, sur nos blogs respectifs, Collectif Polar et Les Motordus d’Anne-ju, vous trouverez la même chronique. Et oui, on a décidé de se faire une lecture commune. Le choix du livre s’est porté sur un livre dont on parle beaucoup sur les réseaux sociaux :

J’entends le bruit des ailes qui tombent de Gipsy Paladini

On ne va pas vous présenter une chronique comme d’habitude car en plus d’autres bloggeurs s’en sont déjà chargés et on fait de très belles chroniques. Non, nous on va vous présenter ce livre par le biais de questions que l’on s’est posé.

  • Gipsy Paladini, tu la connaissais avant de lire son livre ?

GVL : J’avais déjà entendu parler de l’auteur. Forcément, je suis censée faire de la veille documentaire autour du roman policier et j’aime repérer les nouveaux auteurs. En juin 2013, j’attendais avec impatience son premier roman qui devait sortir en France sous le titre « Ainsi naquit Ted Bundy » chez un petit éditeur. Ce fameux roman ne verra pas le jour sous ce titre car son éditeur a eu des soucis financiers comme malheureusement de nombreuses petites maisons d’éditions. Aussi qu’elle ne fut pas ma surprise quand j’ai commencé « J’entends le bruit des ailes qui tombent » de Gipsy Paladini !

J’avais entre les mains l’histoire que je voulais lire depuis plus de 2 ans. Donc je piste Gipsy depuis au moins tout ce temps, même un peu avant. Quand je l’ai rencontré au mars 2013 au salon du livre de Paris, elle y accompagnait Marie Vindy et comme moi rendait visite à Elsa Marpeau en signature. Mais ça, elle ne s’en rappelle surement pas ;-).

AJC : Alors là pas du tout !!! Mais bon cela ne fait pas très longtemps que j’officie avec mon blog et que je me suis plongée à fond dans les réseaux sociaux dédiés à la lecture.  Je voyais passer des posts sur son livre de Gipsy Paladini. J’ai bien aimé son style et je l’ai demandé  en amie. J’ai donc pu suivre tous ses posts et notamment tous les avis recensés pour ce livre. Mais sans les lire spécialement car je voulais rester « vierge ».

  • Pourquoi avoir choisi ce livre pour cette lecture commune ?

GVL : Eh bien, comme je vous l’ai dit j’attendais ce titre depuis fort longtemps et quand Gibsy m’a proposé un exemplaire, j’ai dit oui tout de suite « go ». Et puis, j’ai rencontré Anne-Ju sur facebook et ça a matché tout de suite entre nous. Alors je ne suis dit que j’avais trop d’attentes autour de cette histoire pour la lire seule et  en faire seule la chronique. Aussi Anne-Ju et son regard neuf et innocent, devaient être la bonne personne pour contre balancer toutes les espérances que j’avais sur ce livre.

De plus, c’est Anne- Ju qui a proposé la forme de cette chronique commune. C’est elle qui a eu l’idée des questions.

AJC : C’est Geneviève qui a eu l’idée. Tout comme elle, je voulais les différentes chroniques des bloggeurs et je voulais le lire. Geneviève ne l’avait pas encore lu non plus. C’était l’occasion de s’associer. Depuis, le temps que l’on en rêvait

  • Il parle de quoi d’ailleurs ce livre ?

GVL : A New York, en 1969, un criminel sévit en massacrant des enfants à leur domicile. Al Seriani, policier hanté par la mort de son coéquipier, est chargé de l’enquête .Mais l’instabilité de son état émotionnel ne lui rend pas la tâche facile. Révolté par sa vie personnelle chaotique et l’abominable indifférence des suspects, il tente tant bien que mal de contrôler la boule vibrante de rage qui grossit en lui.

AJC : Il parle d’un flic des plus répugnants et crades, Al et de meurtres très glauques et énigmatiques touchant des enfants. On est en 1969 dans un New York où le crime règne, les gens sont paumés…Bref, une Amérique blessée qui cherche ses repères. La police se trouve confronter à un nouveau genre de meurtres, le tueur en série, dont elle ne sait pas encore grand-chose.  Pourtant, le tueur en série commence à bien faire parler de lui. Il  ne vit plus reclus. Il veut être reconnu. Alors pour essayer de faire face à ce genre de nouveaux criminels, on fait appel à des flics qui ont franchi les limites depuis longtemps, des « borderline », Al. Alors, c’est sûr que ce n’est pas le genre de flic que vous avez envie draguer pour vous faire sauter une amende. Mais Al est comme son pays, perdu. Il va de soi que la dureté de ces nouveaux crimes est très bien retranscrite dans ce livre. Ames sensibles s’abstenir. Pour la petite histoire, j’ai lu un passage dans le métro et je me suis arrêtée car je commençais à blêmir !!!

  • La couverture est la première chose que l’on voit, elle t’inspire quoi ?

GVL : J’aimais déjà la couverture initiale (on y voyait une poupée désarticulée), et je trouve que celle-ci est peut-être moins parlante mais plus angoissante. Et puis, je préfère ce titre. Il est magnifique non ? Moi qui aime Léonard Cohen… L’homme qui voyait tomber les anges,  comme le dit si bien Christophe Lebold.

AJC : Il est clair que la couverture joue beaucoup dans le choix de l’achat. Moi, je sais que j’achète des livres que suite à leur couverture. Et celui-ci, je l’ai acheté ! Obligé ! J’ai tout de suite été  happée par ce livre…Il m’intriguait. Je voulais savoir pourquoi ce titre et pour cette image. Bon, je vous rassure en le lisant, je l’ai trouvé très très adéquat. En tout cas, un moment donné, je me suis sentie comme cet enfant !

  • Dans quelles conditions tu as commencé sa lecture ?

GVL : J’avoue avoir eu beaucoup de mal à caser cette lecture dans un emploi du temps qui ne me laisse pas du temps justement. Et puis je ne sais pas, j’ai eu un coup de flippe. J’avais trop d’appréhension, peur d’être déçue, peut-être.

Alors je l’ai lu lentement, ça ne m’arrive jamais. 20 pages par 20 pages, quelques fois 50 d’un coup. Bref j’ai mis 10 fois plus de temps que d’habitude.

AJC : Ne pouvant par retourner à New York, dans les années 1969, je me suis contentée de mon week end Parisien. Je l’ai dévoré sur ces 4 jours.

  • Qu’as-tu ressenti au bout des quelques premières pages ?

GVL : j’ai tout de suite accroché. Je me suis dit « ça commence fort et je m’en doutais ».

AJC : « waouh, ça commence fort ! Ok le ton est donné »

  • Et ensuite ?

GVL : «  heu, j’ai peut-être surestimé le poids de cette histoire »

AJC : « Excellent, je suis accro ! »

  • Qu’en as-tu pensé de ce thriller ?

GVL : Mon idée sur ce titre a fluctué au gré de mon avancée dans cette histoire. J’ai parfois été totalement enthousiaste. D’autre fois, j’ai été plus réservée. Et puis autour de la 200e page, au chapitre 40 mon opinion était faite.

Gipsy avait su me convaincre. J’attendais depuis plus de deux ans, un pur thriller et j’avais sous les yeux un roman noir. J’avoue qu’au début ça m’a déstabilisé. En fait, ce titre est un thriller noir mâtiné d’une bonne enquête policière. Oui, je sais les puristes vont me rire au nez, et pourtant !

On retrouve ici tous les ingrédients d’un polar d’enquête. Une brigade mène une enquête policière et l’on suit les investigations de celle-ci, entre les preuves, les interrogatoires, les différents suspects.

On suit aussi et particulièrement la route d’un des membres de cette brigade. Et celui-ci, Al Seriani, n’est pas au mieux de sa forme !  Il est même au bout du rouleau quand on le découvre au tout début du roman. Et puis, il est en proie au doute, il se sent responsable de la mort de son jeune coéquipier. Il sait plus où il en est. Et son boulot ne l’aide vraiment pas à voir le meilleur coté des choses.

Il vit à New York, la capitale du crime. Et New York nous offre elle aussi une belle tranche de noir entre ses tours buildings flamboyantes et ses populations d’immigrés et défavorisées.

Ensuite, il ne faut pas oublier que l’on est en 69, une année noire aux Etats unis. C’est Nixon qui arrive au pouvoir. Ceux sont  les émeutes de Stonewall à Greenwich Village où des homosexuels des deux sexes, réunis pour porter le deuil de l’actrice Judy Garland s’affrontent violemment avec la police. C’est le festival de Woodstock (ça c’est le côté sympa, ok), C’est l’occupation d’Alcatraz par des indiens qui protestent contre leurs conditions misérables .Mais, c’est aussi des manifestations monstrueuses contre la guerre du Viêt Nam. Les Etats Unis n’ont jamais été aussi investis et engagés dans cette guerre. C’est aussi 43 % des familles noires qui sont officiellement pauvres. Le salaire d’un Noir ne représente pas 60 % de celui d’un Blanc. Les Noirs et autres citoyens de couleur ont deux fois plus de chance d’être au chômage. C’est aussi l’Amérique blanche triomphante quand les astronautes posent le drapeau des ÉtatsUnis sur la Lune. C’est aussi la mort de Jack Kérouac (bon ok ça, ça n’a rien à voir avec notre histoire).

Enfin bon, j’ai énormément aimé la façon dont l’auteure traite cette histoire. Elle  nous plonge dans un univers à part, nous trimballe de droite à gauche, souffle le chaud et le froid, nous fait passer par des tas d’émotions et même parfois contradictoire. Et en plus de ça, elle nous divertit. Bref, elle fait de la littérature.

AJC : C’est donc le 1er de Gipsy Paladini que je lis. Et en refermant le livre, je me suis dit que ça ne serait pas le dernier. Je tiens à tirer mon chapeau à l’auteure car il y a une réelle recherche sur les faits et les détails sont très approfondis. J’avoue que je suis allée faire un tour sur le net pour mieux me situer dans cette époque et j’ai retrouvé exactement la même atmosphère que dans le livre.

C’est une époque de transition avec les années 1970 qui se profilent et ce livre reflète cette mutation. Une mutation vers un monde où il va falloir s’adapter vite car certains ont de l’avance et notamment les tueurs en série. La technologie criminelle, comme le profilage,  expérimente encore de nouveaux procédés… »il se pourrait mais »… »peut-être ».. »je ne sais pas » ! Sauf que ce flic,  Al, va remuer tout ça et pousser tout le monde à évoluer, à avancer. Car, ils n’ont plus le temps. Et le style d’écriture employé par Gipsy Paladini, montre cette montée en puissance de l’urgence.  Avec ce livre, c’est fini les doutes ! La Police rentre dans une nouvelle ère et les criminels aussi.

  • Si tu devais lui associer un seul adjectif, lequel serait-il ?

GVL : Un seul t’es sûre Anne-Ju ? Bon disons : Psychologique, parce que je n’ai pas parlé de la dimension psychologique de ce roman.

AJC : Addictif

  • Y a-t-il quelque chose qui t’a déplu dans cette lecture ?

GVL : Ben comme je l’ai dit plus haut j’ai eu un peu de mal à rentrer pleinement dans l’histoire et je ne sais pas vraiment pourquoi.

AJC : J’ai beau chercher mais je ne vois pas….peut-être juste le fait qu’il soit court et que j’en veux plus.

  • Le recommanderais tu à d’autres passionnés de thriller ?

GVL. Oh que oui, et pas qu’aux passionnés de Thriller mais aux amoureux des littératures policières en particulier mais aussi aux lecteurs qui veulent une bonne histoire et qui aiment la littérature en général.

Je tiens à remercier Gipsy pour ce partenariat. Et poursuis ta voie dans l’écriture, t’as un putain de talent et il va falloir le faire savoir au plus grand nombre !!!!+°

AJC : Je le recommande  et je file lire son autre livre « Sang pour sang ». Je tiens aussi à signaler que Gipsy Paladini est une auteure très facilement abordable. Il ne faut pas hésiter à se rapprocher d’elle et lui faire part de vos impressions.

De plus, je tiens à signaler qu’elle s’autoédite. Et ça, c’est des plus courageux ! Car, l’autoédition n’est pas quelque chose de facile de nos jours. Mais, elle y croit et c’est une belle réussite. N’hésitez pas à aller sur son blog. En vous inscrivant, vous aurez une petite surprise. Gipsy, encore merci pour cette belle découverte. Je suis devenue accro à ce que tu écris. Continues….

Geneviève, on recommence quand tu veux 😉 !

Extrait :

— Le mal, comme le bien est indestructible. Vous trouverez l’harmonie quand vous aurez accepté la présence du mal et cessé vos inutiles tentatives de vouloir le détruire pour apprendre à vivre avec.

— Vous pensez donc que je ne devrais pas essayer de comprendre ?

— Non, ce que je pense est que vous ne cherchez pas la réponse au bon endroit.

— J’aurais pourtant pensé qu’une église était l’endroit idéal pour ce genre d’affaires.

— Non, pour comprendre le mal il ne faut pas chercher en Dieu, il faut chercher en soi. 

Quelques mots sur l’auteure :

41OamN8gkcL._UX250_Née dans l’est de la France en 1976, Gipsy Paladini rêve très tôt de partir pour les États-Unis. Elle commence dès 16 ans à découvrir le monde et voyage de l’Autriche à l’Italie en passant par la Turquie ou encore l’ex-Yougoslavie.

Enfin, elle se rend à San Francisco où elle séjourne pendant plusieurs mois dans une auberge de jeunesse miteuse, au milieu de dealers et de toxicomanes.

Elle s’installe ensuite à Los Angeles où elle restera deux ans, avant de se marier et de continuer de voyager entre la France et le Brésil avec son mari, un membre des forces de l’ordre brésiliennes.

28 réflexions sur “J’entends le bruit des ailes qui tombent de Gipsy Paladini – Lecture Commune avec Collectif Polar

  1. Smadj dit :

    Une excellente idée !!! J’adore cette lecture commune atypique et je vous adore toutes les deux alors c’est parfait.
    Et en plus vous faites de la lumière à un roman que j’ai adoré. Que demander de plus ?
    Et je confirme que Gipsy en plus d’être talentueuse est un amour 🙂
    Lisez-le 😉

    Aimé par 1 personne

Quelques mots tordus...vas y, lâche toi :-)

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