Le jour des morts de Nicolas Lebel

téléchargement (3)

Edition : Marabooks

Prix : 6,99€

Pages : 413

Résumé :

Paris à la Toussaint. Le capitaine Mehrlicht, les lieutenants Dossantos et Latour sont appelés à l’hôpital Saint-Antoine: un patient vient d’y être empoisonné. Le lendemain, c’est une famille entière qui est retrouvée sans vie dans un appartement des Champs-Élysées. Puis un couple de retraités à Courbevoie… Tandis que les cadavres bleutés s’empilent, la France prend peur: celle qu’on surnomme bientôt l’Empoisonneuse est à l’oeuvre et semble au hasard décimer des familles aux quatre coins de France depuis plus de quarante ans. Les médias s’enflamment alors que la police tarde à arrêter la coupable et à fournir des réponses : qui est cette jeune femme d’une trentaine d’années que de nombreux témoins ont croisée? Comment peut-elle tuer depuis quarante ans et en paraître trente? Surtout, qui parmi nous sera sa prochaine victime? Dans la tornade médiatique et la vindicte populaire, chacun reconnaît la tueuse: elle est une voisine, une soeur, une ex, et la chasse aux sorcières s’organise. Mais derrière l’Empoisonneuse, c’est la Mort elle-même qui est à l’oeuvre, patiente et inexorable: nul ne lui échappera.

Mon avis :

Second opus des aventures de nos 3 filcs découverts dans L’heure des fous, Mehrlicht, Dossantos et Latour avec toujours un stagiaire, un petit nouveau, Guillaume Lagnac pistonné par son père.

Cette fois-ci, on est plongé début novembre où les cadavres vont remplir les cimetières (normal vu la période ! Bien joué Nicolas Lebel ;-)). En plus, étant native du 05/11, je confirme que la période est joli choix 😉 !  On sait très rapidement que le meurtrier est une femme et une empoisonneuse sans scrupule. Le poison était le mode préféré des femmes pour tuer. Tout dans la finesse !! Quoique certains poisons vont de sacrés dégâts.Mais avec cette tueuse, il y a peu de chance d’avoir de la violence. Tout se passe en douceur ! Mais je vous rassure, l’identité reste secrète. Mais il n’y a pas que l’enquête que l’on va suivre comme fil conducteur mais une autre histoire celle de Denis Leroy, un « chercheur de livres rares » et donc un amoureux fou de ces bijoux. Mais je n’ai pas l’habitude de dévoiler l’intrigue donc je ne dis rien de plus. Il faudra le lire pour tout savoir.

L’intrigue est construite différemment que pour le premier opus. Nicolas Lebel prend son temps. Et oui on n’est pas pressé ;-).On va le savourer avec délectation. Le fait d’avoir deux histoires en parallèle, ça donne un rythme différent : on court avec les flics et on se repose avec le bibliophile.

De plus, pas de chapitres mais des parties : 4. C’est tout de suite plus dense. J’ai trouvé qu’il y avait plus de détails. J’ai d’ailleurs appris beaucoup de choses surtout pour la partie « livres ». Encore une fois, Nicolas Lebel a fait beaucoup de recherches et c’est très enrichissant pour le lecteur. Car ce genre de détails me permet de mieux me plonger dans l’histoire. Le vocabulaire est riche et la syntaxe agréable.

Concernant les personnages, on en apprend un peu plus. Nicolas Lebel nous permet de les connaître mieux. Mehrlicht est de plus en plus attachant. Le passé de Dossantos resurgit et l’avenir sentimental de Latour se complique. Bref, on sent bien que ces personnages sont faits pour durer ;-). On s’attache encore plus à eux. On en redemande. Et puis cet humour !!! C’est un régal !!!

Le 3ème opus est sorti le 25 Aoüt 2015 : Ni pitié, ni remord. Serai-je capable d’attendre sa sortie en poche ???

Un extrait :

Matiblout fit la moue.

  • Capitaine, vous avez une vision très personnelle des auteurs d’homicides. Et de la gent féminine.
  • Mais patron, c’est pas personnel du tout. C’est comme ça depuis la nuit des temps : c’est Laodicé qui fait empoisonner Mithridate et cinq de ses six fils. C’est Locuste qui, au 1er siècle, fait porter à l’empereur Claude un plat de cèpes relevé à sa sauce, avant de poivrer Britannicus. C’est le Voisin qui distille et vend la « poudre de succession » que s’arrache la noblesse du XVIIè siècle. C’est Marie Lafarge qui mitonne à son mari des pâtisseries à l’arsenic. C’est Hélène Jegado qui épice ses plats bretons à la mort aux rats pour trente-six victimes, au moins. C’est Marie Besnard, « l’empoisonneuse », « la veuve noire », qui régale à l’arsenic encore, son père, sa mère, son mari, sa belle-mère, son beau -père, sa belle-soeur, des cousins, des amis, veaux, vaches, cochons, près de douze personnes, et pas en une fois, mais l’une après l’autre sur vingt ans….
  • Elle a été acquittée, je vous le rappelle, coupa Matilbout qui tenait, en général, à éviter les dérapages, et qui se lassait, en particulier, des énumérations érudites à rallonge du capitaine.
  • C’est une affaire que vous avez résolue ? demanda Lagnac

Quelques infos sur l’auteur :

Nicolas Lebel est né à Paris où il vit encore aujourd’hui.

Après quelques allers-retours aux quatre coins du globe, il revient à Paris où il tente depuis plusieurs années d’enseigner l’anglais aux Français. Passionné de littérature et de linguistique, il publie en 2006 une première fiction, une épopée lyrique en alexandrins: « Les Frères du serment », qui sort dans un silence prometteur.

En 2013, il publie aux Éditions Marabout « L’Heure des fous », puis en 2014, « Le Jour des morts », deux romans policiers caustiques où histoire, littérature et actualités se mêlent, des romans noirs qui interrogent et dépeignent la société française contemporaine avec humour et cynisme, dont le ton est souvent engagé, et le propos toujours humaniste.

Par ailleurs, soucieux de devenir le plus grand batteur de Métal de la planète avant sa mort, Nicolas Lebel apprend à dompter sa batterie depuis quatre ans sous les encouragements de ses voisins. Adepte de Côtes du Rhône et de Whisky Islay, l’auteur s’astreint à des dégustations régulières parce que rien de grand ne se fait sans rigueur et discipline. La photo et les sports de combat achèvent de remplir un emploi du temps saturé.

10 réflexions sur “Le jour des morts de Nicolas Lebel

  1. Stéphanie Bigand dit :

    Ça y est je l’ai fini (grâce à toi, encore merci !). Un policier intelligemment écrit et construit, qui m’a encore plus embarquée que le premier opus du même auteur. Des personnages attachants, une histoire parallèle qui rejoint l’autre de façon fracassante et surprenante. De l’humour et de l’émotion. Je remercie M. Nicolas Lebel de nous faire partager son talent.
    Foncez !!

    Aimé par 1 personne

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