A la rencontre de Joe S.R, une auteure qui n’a pas la langue dans sa poche

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Bonjour à tous,

Aujourd’hui, partons à la rencontre d’une auteure que j’ai découvert il y a peu de temps et qui est des plus surprenantes. Je vous laisse découvrir Joe S.R.

Anne-Ju : Bonjour Joe S.R, c’est un plaisir que tu aies acceptée de te prêter au jeu de mes questions. Vu ton l’énergie que tes photos dégagent, je pense que cette interview va être rafraîchissante. Original ce pseudo ;-).

Joe S.R : Merci chère Anne-Ju pour ces compliments ! C’est chouette de lire ça. Figure toi que Joe est mon vrai prénom. SR des initiales qui ont crée ensuite ce mélanger JSR comme tu as pu le constater sur mes FB.

 AJ : Si tu veux bien, je vais te laisser te présenter, nous dire ce que tu veux sur toi, ce que tu aimes, détestes,  ton péché mignon, tes gourmandises…bref tout ce que tu veux

JSR : Bonjour ! Je suis Joe SR, j’habite Morpheus Ville, plein cœur. J’aimerais en tous cas… pas loin de Jo et de Lucie. Voir d’autres personnages. Dans la vie humaine, je vis en France, je suis dans la tranche d’âge qui ne veut plus en parler… j’aime les fauves, j’adhère à des associations qui luttent contre la maltraitance de toute sorte sur les hommes, les femmes, les enfants et les animaux. Animaux que nous sommes, soit dit en passant. Nous avons bien trop tendance à l’oublier. Pas aisé de se présenter sans sembler prétentieuse, non ? Je préfère passer à tes questions. Joe n’est pas intéressante. Joe SR un peu plus. Lucie énormément !

AJ : Joe S.R , j’ai pu lire dans la biographie présente sur le site de ton éditeur que tu n’es pas écrivain à ton complet. C’est un passe-temps ? Que voulais-tu faire quand tu étais enfant ?

JSR : Devenir écrivain à temps complet, c’est juste le rêve, Anne-Ju ! Impossible pour l’instant, il faut bien vivre… Ah là là, quel dommage. Je passe des heures et des heures à écrire. Je ne sais faire que cela. Le seul lieu quasiment de bonheur c’est quand j’ouvre mes cahiers et que j’écris. Je plonge dans ce monde et le bonheur colle à la plume. Je n’aime pas quitter mes personnages. Non. D’où le monde que j’ai créé avec eux. Villes, rues, plans. Ils existent là. Ici. Jamais loin de moi… J’adore ! Après oui, je suis psychologue clinicienne je travaille seule en libéral. Mais qui est le passe temps de qui ? Certainement pas écrire ! Quand j’étais enfant je rêvais de ne jamais m’arrêter de lire. Je faisais cela sans cesse. Je m’effondrais si j’étais sans lectures. J’ai voulu écrire dans mon adolescence, plein de synopsis, d’histoires dans mon cerveau. Également petite, j’écrivais des histoires, je faisais beaucoup de vies de famille, de fratrie… De chevaliers et de la magie.  J’ai conservé ce plaisir d’écrire dans un coin de ma tête, la raison l’emportant : travailler, étudier, dans les clous Joe… et tous ce qui va avec… Pour enfin en 2013 sortir de tout cela : naissance de Lucie ! .

AJ : Les livres et la lecture ont toujours faire partie de ton entourage ? En fonction de  réponse, tu peux compléter en répondant à cette question : Comment t’est  venu le goût des livres ?

JSR : Les livres ont toujours faits partie de ma vie et de celle de ma mère. Une grande lectrice, très cultivée bien plus que moi. Je l’ai toujours vu lire. Elle aimait aller à la bibliothèque municipale et j’ai suivie. J’ai même été bénévole dans une bibliothèque pendant 5 ans.

AJ : Tu as toujours voulu écrire ?  Je suis sûre que tu devais tenir un journal intime 😉

JSR : J’ai toujours voulu écrire, oui mais la vie quotidienne, le besoin de vivre et cette fichue réalité m’a contrainte aux études et à travailler pour les payer. Des années ainsi et puis le cabinet libéral a pris du temps mais toujours cette envie, toujours ! Et un jour, hop terminé j’ai pris le risque d’écrire. D’un seul jeu. ET non, mince, je n’avais pas de journal intime…

AJ : Parlons de ton livre Lucie !. Je te laisse nous le présenter  et nous raconter son histoire. Comment t’es venue l’idée d’écrire sur ce thème ?

JSR : Je n’ai pas choisi le sujet de la dépression, de l’amour. Ces deux axes sont nés au fil de mes pages de mon manuscrit rouge.

Le thème de Lucie est le dépit amoureux, la découverte de l’amour, la découverte d’une identité à l’occasion d’un amant qui vient déprogrammer totalement et radicalement la vie de mon héroïne Lucie avocate. On va la suivre à vive allure dans ses fantasmes, ses rêveries, ses délires, sa chute en enfer, ses prises de cachets et la lucidité sur la vie qui la mène à oser douter de tout : le doute est le grand luxe. Oser douter de tous ses choix. Professionnels, amoureux, les codes sociaux, la moral, le mari. Tout. Lucie décide de sauter dans le vide mais la dépression l’attrape au vol salement.

Le livre est très dense sur les émotions. Pas de chapitre, de paragraphes qui s’enchaînent, on est dans sa tête non stop. C’est une intrusion en elle, au bistouri !

AJ : Comment tu t’es sentie après avoir écrit le mot « fin » ?

JSR : J’étais sans idée, sans sensation non. Je n’avais nulle idée que c’était un manuscrit. Juste de l’écriture. Il a  fallu un ami pour m’expliquer que c’était un roman. J’ai eu du mal à comprendre. Moi, je n’avais voulu que juste poser très rapidement ces lignes.

AJ : Si tu pouvais revenir en arrière tu y changerais quelque chose ?

JSR : Je ne changerais quasi rien de Lucie ! si ce n’est peut être mieux dater les paragraphes car pour certaines lecteurs, les allers-retours dans la tête de ma Lucie sont pas aisés à suivre. ET je pense que le simple ajout de dates aurait aidé. Mais a part ça, non, car je l’ai écrit ainsi sans songer qu’il serait lu. Donc pas un roman, donc pas de style à trouver !

AJ: On passe à la partie, maison d’édition, qui est souvent comparée comme le parcours du combattant. Tu nous racontes le tien, de parcours 😉

JSR : 2013. Cet ami Julien me dit : « Lance des reliures, écrit aux maisons d’éditions. Hum… Ne laisse pas ce cahier rouge et tout ce que tu as tapé sans suite. Tu es un écrivain. »

Ah oui ? Hum… j’étais embarrassée, perdue. Puis je me suis dit ok ok ok certes… Hum… Bon, j’envoie des reliures. On est en mai 2013. Je découvre le concours Nos lecteurs ont du talent, lancé par la Fnac et Place des éditeurs. J’envoie mon manuscrit mi septembre quasiment à la fin des inscriptions. OUF ! Mes amies et amis m’ont soutenu, le concours a fait le tour du petit monde que je connais mais pas assez ! Beaucoup d’internautes ont parcouru Lucie !. Et hop, la voilà dans le top 10. Novembre 2013 : je signe avec Place des éditeurs et Chemin vert. Le rêve ! Juste incroyable. Impensable. Anne-Ju, ce fut une joie indicible. Donc je n’en raconte pas plus:)

J’ai travaillé ensuite avec Sophie Lajeunesse et Marie-Pauline Martin de Chemin vert et Lucie ! est sortie en ebook en mars 2014 puis en broché en novembre 2014.  L’ebook c’était un beau cadeau mais alors la version papier…

Pff… sublime ! J’aime Lucie ! Je remercierais toujours le jury final suite au classement puis Chemin vert. Oui, toujours crois-moi.

AJ : Concernant la pub pour tes livres, tu utilises beaucoup les réseaux sociaux ? Que penses-tu de leur place actuelle dans le monde du livre ? Je sais que certaines maisons d’édition  sont nulles niveau communication.

JSR : J’utilise tous les réseaux sociaux possibles. Je me sers beaucoup de mon site officiel Joe SR pour faire des posts que je dispatche ensuite sur les réseaux pour aider au référencement de Lucie. Indispensable autrement aucune lisibilité ! Chemin vert est très occupé et a beaucoup de travail, mais si je réponds ce jour à tes questions c’est grâce à eux ! Chacun œuvre pour que le roman trouve des lecteurs, des lectrices, trouve des chroniques. C’est réellement beaucoup de temps ; beaucoup de travail.

AJ : Un autre moyen de pub est le salon ou fête de livres. Tu aimes aller à la rencontre de tes futurs ou lecteurs actuels ? Je sais que pour certains écrivains, ce n’est pas un exercice facile.

JSR : J’aime rencontrer les lecteurs ou potentiels lecteurs. Ils pensent souvent que je vis de ça… autrement je vais participer à un salon en octobre à Saint Doulchard et ensuite en mars dans le Rhône. J’aime ces événements, ce sont plein de rencontres pour ma Lucie, plein d’échanges. C’est vivant et joyeux. Cela demande de l’énergie mais j’en ai pour mon premier roman !

AJ : On parle critiques.  Tu dois avoir des étoiles dans les yeux quand tu reçois de belles critiques ? Et les mauvaises ?

JSR : Je reste surprise des avis positifs, des coups de cœurs des lecteurs. C’est quand même impressionnant à lire. J’ai des messages en privés, des emails, tout n’est pas publié. Ce sont de beaux moments. Oooh oui !

Pour les mauvaises critiques. Je suis surprise, coup de cœur pour moi et je suis émotionnellement impressionnée par ces avis. J’ai du mal à comprendre quand on insiste pour me dire que l’auteur a trop voulu un style -?-, que l’auteur cherche trop à montrer le désespoir du personnage. Je n’ai rien cherché ! J’ai écrit. Le style, je ne sais pas, j’écris ainsi de tout cette façon. Je ne vais pas changer mais je trouve dur à encaisser honnêtement. Je vais m’améliorer en les lisant. Et Lucie est un livre qui bouleverse beaucoup, qui brasse avec une lecture crue du monde et de la vie de Lucie qui gêne aussi. Certains lecteurs m’ont avoué : c’est pas mal mais non non. Ça me remet trop en question…soit !

AJ : Joe S.R, on va parler un peu de tes lectures. Un livre que tu aurais aimé écrire et pourquoi ?

JSR : La Conjuration des imbéciles ! de John Kennedy Toole .

Juste un BIJOU. Tout le monde doit le lire. Et si je l’avais écrit je serai morte jeune… certes mais j’aurai fait un beau cadavre. Non, je plaisante.

AJ : Je me le rajoute dans ma liste d’envie ;-). Un livre que tu aimes offrir même si je devine le titre ?

JSR : Le même. Dès que je peux je l’offre. Après un autre livre : Le Matin des magiciens : une bible… et un autre mais alors rien à voir, un livre que j’ai eu enfant et qui m’a bouleversée et peut être m’a valu quelques années d’analyse mais c’est si beau : « rose bombonne» ooh …. Ce livre je l’ai aimé, couvé et offert. Il est sorti en 1975 dans la collection Les Femmes. Lisez le !

AJ : Le livre que tu as commencé et que tu n’arrives pas à finir et pourquoi ?

JSR : Plein car j’en ai de Stephen King ouvert, plusieurs sur le X, l’érotisme, sur la magie aussi. Tous ouverts et lus en partis. Pour des idées à prendre, pour des envies qui s’arrêtent pour King mais surtout je n’arrive plus trop à lire, je bosse beaucoup, je finis tard et j’écris ou je fais des posts sur les réseaux pour Lucie pour mon site gratuit de courtes nouvelles érotiques.

AJ  : Le livre qui t’a le plus déçu ?

JSR : Le second tome des nuances de Grey. Déjà le premier j’aurai aimé appeler l’auteur pour parler sexualité, troubles sexuels et porno. Car franchement…

Fichtre un peu plus de vrai SM ou un peu plus de pratiques tendancieuses !

Il faut qu’elle regarde X-Vidéos mince !

Moyennement convaincue pour le premier, mais alors le second… L’héroïne, j’ai simplement envie de la gifler voire plus. La secouer et espérer que son cerveau sorte du coma. Bref, je n’ai pas aimé ! Tout compte ni le premier ni le second. Et cette histoire d’amour au milieu… grrrr …

Ça c’est pour la dernière déception, j ai du en avoir d’autre mais là c’est mon cerveau qui est en mode coma.

AJ : Je te rejoins sur ce livre. Une réelle déception, tellement long et si plat au final. Si tu pouvais changer de vie et être une héroïne ou héro  de roman, tu serais laquelle ? et surtout pourquoi ?

JSR : Je serai Fitz dans L’Assassin royal, de Robin Hobb. Pourquoi… Parce que l’univers est magique, féerique, au delà des cinq sens. Les hommes et femmes sont liés à leur univers, connectés. Parce que les hommes sont liés aux animaux et que les animaux sont hommes. Des âmes sœurs. Pour la beauté de cette saga de science fantasy. Si émouvante, si dense en situations, en personnages, en paysages. Et être un homme vaillant, une si belle âme. J’aime ce héros !

AJ : Mais on a tous un côté obscur, et on aime aussi les méchantes ou méchants. Lequel est ce pour toi ? et bien sûr pourquoi ?

JSR : J’aimerai être Carrie… ou le Cimetière de King… J’aimerai être une fée-sorcière de science fantasy mais laquelle exactement, je ne sais pas.

AJ : Je suis sûre que tu t’éclaterais dans ces deux rôles, gentil et méchant ;-). Combien de livres en attente dans ta PAL ?

JSR : 3 livres… Pff je ne lis presque plus. Plus le temps, ni l’envie. Tellement envie d’écrire. Bien qu’actuellement je sois en pause au regard de projets professionnels qui me tiennent l’esprit. Donc  ce sont 3 livres de Chemin vert, pas originale comme réponse mais les livres le sont !

Dedans le tout nouveau de Marjorie Tixier.

AJ : Ah il faut que je  le lise aussi. Question estivale : tu lis quoi en ce moment ? et quels livres vas-tu mettre dans ta valise ?

JSR : En ce moment… des livres de psychiatrie pour mon travail. Je refais un point sur certaines pathologies. Donc l’été est du côté des psychopathes et autres troubles de la personnalité.

AJ : Huummm intéressant !  Quels sont tes prochains projets d’écriture ?

JSR : Je voudrais retravailler la fin de mon manuscrit ..Jo…que j’ai transmis à Chemin Vert au comité de lecture. Il n’est pas assez achevé mais qu’est ce que j’aime JO. Un homme policier et une quête personnelle… Un peu du paranormal, un peu de folie, un peu de braqueurs, un peu de ses rêves, son journal intime. J’adore mon JO. Des lecteurs l’attendent figure toi. Mais ce personnage est si singulier, si attachant, si fort et fou… Bon, je suis raide dingue de lui. Je vais devoir consulter…

J’ai aussi un tueur en série en route. Des notes. Un nécrophile au sens clinique du terme.
Et toujours des posts de nouvelles érotiques sur mon site en ligne et gratuit.

AJ : J’ai hâte de voir le résultat 😉  Qu’est-ce que je peux te souhaiter ?

JSR : La parution de JO !!! Et de Max mon tueur ! Chez Chemin vert ou chez Place des éditeurs ! J’en rêve. Croises les doigts pour moi.

Après souhaite moi d’être princesse, le cimetière et sa terre, une fée de lumière, plein de patients et du bonheur total.

Je te dis : idem pour toi le cimetière en moins 🙂

AJ : Merci Joe S.R. Quelques mots pour la fin…

JSR : Merci beaucoup pour ce bel entretien. C’est joyeux, cela donne du baume au cœur Anne-Ju. Merci. Je souhaite que ton article soit bon pour nous deux… Et que des lecteurs décident de découvrir Lucie. Ça serait sublime. Je remercie Chemin vert encore et encore ! Grâce à eux je suis là. Et Lucie ! . Une belle histoire.
Je remercie mon web-master Julien L. pour tout son travail et pour mes nouvelles X qu’il publie. Ce message est important pour moi donc merci à toi.

Et je remercie mes lecteurs ! J’adoooooooooooore  🙂

AJ : Joe S.R, je tenais  à te dire un grand merci pour avoir rendue cette interview si intéressante et sans langue de bois. C’est un réel plaisir de partager avec toi. Je voulais aussi te dire un grand merci pour l’article que tu as mis dans ton blog sur mon blog. Ça m’a beaucoup touché. Tu reviens quand tu veux. Et donnes nous de tes nouvelles.

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Quelques mots tordus...vas y, lâche toi :-)

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