Code 93 d’Olivier Norek

9782266249157

Edition : Pocket

Prix : 7,30€

Pages : 380

Résumé :

Coste est capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au coeur de la violence banalisée et des crimes gratuits. Une série de découvertes étranges, un mort qui ouvre les yeux à la morgue, un toxico qui périt par auto-combustion, l’incite à penser que son enquête, cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles du 9-3. Et les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses…

Mon avis :

Quoi j’ai déjà fini de le lire ? Pfff  je ne m’en suis même pas rendue compte. Il faut dire qu’en commençant ce livre, on ne perd pas de temps. On est tout de suite plongé dans le 9 3. Ah bah oui, vous n’aviez pas encore tilté que Code 93 parlait de la Plaine St Denis ? Mais si mais si, vous vous en doutiez ;-).

Le décor est tout de suite planté : cadavres, lieu, soupçons, flics, secrets… tous les ingrédients essentiels pour donner le bon rythme à ce livre. Et quel rythme ? pas de temps à perdre, on est à fond dans l’enquête.

J’ai eu le sentiment de me retrouver en immersion totale dans cette équipe gérée par Coste. C’est la « touch » Norek : son vécu.

Quoi de mieux qu’un lieutenant de police, travaillant dans le 93, pour écrire un thriller se déroulant dans le 93 ??? On le ressent de suite que l’auteur connait son affaire et que ce n’est pas à lui que l’on va dire comment résoudre une enquête ;-).

L’histoire est structurée. Chaque événement s’enchaîne parfaitement bien, aucun temps mort (pourtant des morts ce n’est pas cela qui manque). Les mots sont justes.Comme je le disais au début, j’ai tourné les pages à une vitesse si bien que j’étais en manque à la fin. Je voulais trop rester dans ce commissariat. Les personnages sont attachants. J’ai d’ailleurs aimé ces petits apartés nous permettant d’en découvrir un peu plus sur la vie privée de chacun. C’était utile et très bien inséré dans l’histoire. Il n’y a pas un personnage mis en avant plus que l’autre. Tout est histoire d’équipe. Pas de flic solitaire, dépressif, alcoolique notoire et fumeur intensif. Non il sont juste comme vous et moi. Des hommes et des femmes qui aiment leur métier mais qui restent encore surpris la nature humaine. D’ailleurs, je me dis que le jour où l’on n’est plus surpris par la nature humaine, c’est que l’on ne croit plus en rien. Bref, là c’est pas le cas, car il y a aussi de l’espoir pour un monde meilleur (waouh je deviens philosophe !).

Et surtout j’ai été bluffée car j’étais tellement dedans que je ne me suis laissée porter sans me poser de réelles questions. Car dès que j’avais une question, je repartais avec l’équipe à suivre des pistes. Donc je me suis un bon coup lors du dénouement. Vlan ! J’adore me prendre ce genre de claque. Ça laisse d’excellents souvenirs de lectrice !

Quand on sait qu’Olivier Norek est lieutenant de police, je ne peux m’empêcher de me demander si les personnages et les faits sont inspirés de son milieu professionnel. Il y a de grandes chances mais j’aime bien me poser des questions ;-).

Code 93, je suis revenue avec lors de SMEP 2015. J’ai eu le plaisir d’y rencontrer Olivier Norek et d’échanger un peu avec lui. C’était un réel plaisir. D’ailleurs, je conseille à tous les lecteurs d’essayer d’aller dans des salons à la rencontre d’auteurs que vous aimez mais aussi que vous ne connaissez pas. J’ai fait de très belles rencontres et j’en garde des étoiles plein les yeux.

Petit mp pour Olivier:  » la tatoo girl a succombé…au prochain 😉 ».

Un extrait :

Juste en face de l’hôtel de police, à une dizaine de mètres, sur cinq étages et trois sous-sols, le tribunal de grande instance de Bobigny, dans une architecture contrariée de type accumulation de Lego.
D’un côté la Police, de l’autre la Justice. Côte à côte, en plein milieu du 93, faisant face à des vagues de cités à perte de vue, comme deux navires de guerre.
Quelques mots sur l’auteur :
Olivier Norek est lieutenant de police à la section Enquête et Recherche de la Sous-Direction de la Police Judiciaire (SDPJ) en Seine Saint-Denis (93).
Après deux ans dans l’humanitaire, il devient gardien de la paix à Aubervilliers, puis rejoint la PJ au service financier puis au groupe de nuit chargé des braquages, homicides et agressions.
IMG_20150620_111648Après avoir réussi le concours de lieutenant, il choisit Bobigny au sein du SDPJ 93, à la section enquêtes et recherches (agressions sexuelles, enlèvement avec demande de rançon, cambriolage impliquant un coffre-fort…).
Il écrit quelques textes et participe en 2011 à un concours de nouvelles. Il décide de se mettre en disponibilité pour écrire son premier roman « Code 93 », un polar réaliste qui nous plonge dans le quotidien des policiers en Seine-Saint-Denis.
« Territoires », présenté en exclusivité à l’occasion de ce 6ème Festival International des Littératures Policières de Toulouse Polars du Sud, est la suite de « Code 93 ». Il a travaillé à l’écriture de la sixième saison d’Engrenages
Les droits de ses romans sont déjà acquis en vue d’être portés à la télévision pour y être déclinés en série.

26 réflexions sur “Code 93 d’Olivier Norek

  1. Smadj dit :

    Je suis content que tu aies accroché à Norek d’autant que le suivant est encore meilleur (mais si c’est possible !). Et Yvan a raison, la majeure partie est vraie. Encore plus effrayant de la savoir quand tu liras « Territoires ».

    Aimé par 2 people

Quelques mots tordus...vas y, lâche toi :-)

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