Un instant de grâce de Clémence Boulouque

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Chez quel diamantaire je trouve ce livre ? Flammarion

Combien pour ce breakfast ? 18€ (un conseil, cherchez le en occasion !)

Je prévois une pause de combien de temps ? 120 pages d’où l’occasion !

 

Un moment qui parle de …

1964. Dublin. Mel Ferrer, le mari d’Audrey Hepburn, organise une rencontre entre la jeune femme et celui qu’elle n’a pas vu depuis près de trente ans, Joseph, son père, qui avait abandonné sa famille pour mieux embrasser ses idéologies fascistes et dont la trace s’est perdue dans le fracas de la seconde guerre mondiale.

Vacances Romaines, Sabrina, Diamants sur Canapé ont fait d’Audrey Hepburn l’une des icônes d’Hollywood et l’objet de tous les regards, mais en filigrane de cette réunion se dessinent sa personne secrète et les pans de vie qu’elle a voulu sublimer : la mémoire de l’Occupation, une survie miraculeuse, une vocation contrariée de danseuse, des doutes et fêlures qui ne rendent que plus inconditionnel son désir de donner et de vivre.

Alors ce breakfast ? agréable ?

Depuis le temps qu’il me drague ce livre !!! Quand je l’ai trouvé en occasion, je n’ai pas résisté. Je suis une fan depuis longtemps de cette actrice. Je l’ai découverte dans My Fair Lady lors d’un cours d’anglais. Depuis, je les ai tous vus et revus. Sabrina, Vacances romaines, Nord et Sud, Diamants sur canapé et Moonriver qui me réveille tous les matins….comment ne pas résister à cette petite « frimousse »? Ce n’est pas que l’actrice mais la femme aussi. Cette femme qui a décidé un jour de quitter le devant de la scène et de se consacrer aux autres en devenant ambassadrice de l’UNICEF. Sans oublier cette classe et cette grâce qu’elle dégage.

Ce livre est à la fois une fiction et une biographie. A travers ses retrouvailles avec son père qui l’a abandonnée, l’auteure nous raconte l’enfance d’Audrey Hepburn mais pas que. On découvre qu’elle a toujours été incomprise du public. Sa timidité et sa discrétion n’étaient pas bien vues à Hollywood où il faut se montrer et faire parler de soi. Elle voulait être danseuse mais sa taille et son enseignement tardif lui ont brisé ce rêve ! Les chaussons au placard. Ensuite, elle fut mannequin pour des publicités (un peu minables faut dire ce qui est !). Mais comment ne pas aimer cette grande dame ?

Les producteurs, les acteurs ont succombé à ce cygne qui ne se sentait bien que quand elle jouait. Mais elle voulait avant tout que sa vie privée reste privée ! Elle s’est attirée les foudres médiatiques quand elle a eu cet oscar et qu’elle n’a rien changé à son comportement. Elle n’était redevable à personne. D’ailleurs, l’auteure nous décrit très bien cette enfance, durant la guerre, difficile avec une mère où le statut était plus important que le reste.

J’ai quand même eu du mal à comprendre le style de l’auteure. Certaines phrases n’étaient pas des plus claires. Peut-être un peu trop singulier à mon goût ? possible. Mais il est élégant tout comme Audrey Hepburn.

J’ai passé un moment de détente en retrouvant cette femme. Il est difficile de faire une chronique tordue sur ce livre car il n’a rien de tordu. Mais si vous voulez du tordu, je vous conseille de regarder ses films. Elle vous surprendra. Comment un petit bout de femme, aussi délicat et fragile d’apparence, peut-elle jouer une pauvre fleuriste, Eliza Doolittle, au langage primaire, qui demande à un professeur de l’aider à parler comme une « lady dans une boutique de fleurs » ? Regardez le et savourez ;-).

Si toi aussi tu veux découvrir cette femme, cliques sur l’image de ton choix :


 

Quelques mots sur Clémence Boulouque:

Clémence Boulouque est diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’ESSEC. Elle travaille quelque temps dans un cabinet de recrutement avant de tout abandonner pour se consacrer à l’écriture, au journalisme et à la critique littéraire.

Elle écrit notamment dans Le Figaro littéraire, Transfuge ou encore Lire. Elle intervient régulièrement en tant que chroniqueuse dans l’émission Tout arrive sur France Culture, certains mardis, mercredis et jeudis de 12 heures à 13 heures.

Fille du magistrat Gilles Boulouque, sa vie bascule lorsque son père est nommé juge anti-terroriste au lendemain de la vague d’attentats de 1986, mettant en cause l’Iran. Clémence Boulouque n’a que treize ans lorsque son père, confronté à une terrible pression politico-médiatique, se suicide le 13 décembre 1990.

En 2003, elle signe son premier récit, Mort d’un silence, dans lequel elle raconte le long calvaire qu’elle et sa famille vécurent dans cette sombre période.

En 2005, William Karel en réalise l’adaptation : La Fille du juge.

15 réflexions sur “Un instant de grâce de Clémence Boulouque

Quelques mots tordus...vas y, lâche toi :-)

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