L’ABCdaire de 2 nanas fondues de Delzongle

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On s’est donné comme objectif avec Geneviève, du blog Collectif Polar, de vous présenter un livre par mois en lecture commune.

Au lieu de faire un article « classique », on a eu l’esprit tordu de se dire : « L’alphabet a 26 lettres. On en prend 13 chacune. On trouve 13 mots qui qualifient notre ressenti sur le roman. On les définit. » Mais comme je vous l’ai dit, on n’a pas toutes les cases dans le bon ordre😉. On a donc décidé de ne pas vous donner qu’1 seule définition mais 2. Chacune participe à l’ABCdaire de l’autre. Un vrai travail d’équipe !

Sur mon blog, vous allez trouver mes 13 mots et pour avoir les 13 autres, il faut aller sur celui de Geneviève en cliquant ici !

Alors ce mois-ci, on est des fondues de Sonja Delzongle. Après 1 roman qui m’a bluffée, Dust (chronique ici),  Quand la neige danse est paru le 01/04/2016 chez Denoël, collection Sueurs froides.

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Février 2014, au nord de Chicago. La neige et le blizzard semblent avoir pétrifié la petite ville de Crystal Lake. Un matin, le médecin Joe Lasko reçoit un paquet. Y repose une magnifique poupée aux cheveux longs et roux, sosie de sa fille Lieserl disparue depuis plusieurs semaines. Comble de l’horreur : la poupée est vêtue exactement comme Lieserl le jour où elle s’est volatilisée.
Ce n’est pas tout. Depuis un mois, quatre fillettes ont été enlevées, et chacune des familles va recevoir une poupée. Joe, jeune divorcé, décide de mener sa propre enquête, aidé par une détective privée dont il était secrètement amoureux des années plus tôt. Conscients que l’affaire les dépasse, tous deux appellent à l’aide Hanah Baxter, la célèbre profileuse, et son inséparable pendule. Quelque part dans Crystal Lake, depuis très longtemps, quelqu’un s’en prend aux enfants. Les détient-il prisonnières? Sont-elles encore en vie?

 

Je vous laisse découvrir mes 13 mots et nos définitions :

A comme Attention ! :

AJ : Oui je tenais à vous prévenir que ce livre n’est pas à mettre dans toutes les mains ! Après Dust que j’ai plus qu’aimer, voici une nouvelle aventure d’Hanah Baxter. On change de décor donc plus de chaleur mais de la bonne fraîcheur, de la neige. Mettez vos bonnets et vos après-skis. Vous allez en avoir besoin ! Attention aussi car après le trafic d’albinos, on parle d’enlèvements d’enfants. La police est démunie, comme souvent dans ce genre d’enquête, mais Hanah Baxter et son cristal sont là.  Allez lisez cet abécédaire, il va vous réchauffer ;-).

GVL : Tu fais bien de préciser ceci, petit Padawan. Cependant, j’aime croire que nous avons toutes les deux dans nos lecteurs, des fans de polars. Et là ils vont être gâtés avec ce deuxième livre de Sonja Delzongle. Alors oui attention, vous risquez de devenir accro.

 

C comme Crystal Lake :

AJ : Après le Kenya, on se retrouve au nord de Chicago à Crystal Lake. Le genre de ville paumée où tout le monde se connaît sans réellement se connaître. Les apparences sont souvent trompeuses. Méfiez-vous de votre voisin ! Mais face à l’atrocité, à l’enlèvement d’un enfant, les gens deviennent solidaires. Vous arriverez facilement à vous imaginer le lac gelé, l’atmosphère de cette ville grâce aux descriptions, « juste ce qu’il faut ».

GVL : Oui, l’atmosphère et le décor sont importants dans ce titre. Et personnellement, j’ai parfaitement vu les rues de cette cité, banlieue immobile de Chicago. J’ai ressenti la vie tranquille de ces habitants. Une vie bien ordonnée que l’horreur vient déranger. Oui Sonja Delzongle sait parfaitement décrire les lieux et les personnages, c’est un de ses points forts ! 

E comme Energie : 

AJ : Dust déborde d’énergie grâce à Hanah Baxter. D’ailleurs, cette profileuse excelle dans l’absorption d’énergie. Elle ressent les choses, les éléments. Dans cette nouvelle enquête, elle apporte une certaine énergie qui va pousser tout le monde à s’activer et à se surpasser. Mais, par rapport à Dust, elle est plus en retrait dans l’histoire. C’est un peu le joker ou la bonne voie qui aide quand le joueur est un peu perdu. J’ai trouvé que cette place lui allait aussi bien. De la bonne énergie ce livre !

GVL : Oui Hanah Baxter a ce don de pouvoir capter les énergies qui se dégagent autour d’elle. Elles agissent sur elle comme un révélateur sur une photo couleur. Et c’est très vrai ce que tu nous dis là, Anne-Ju, même si je ne l’ai pas perçu tout de suite à la lecture !

AJ : A ton service 😉 !

 

 

G comme Geler :

AJ : Oui bon vous l’avez compris ce livre se passe dans une atmosphère à vous filer des engelures. L’intrigue peut aussi vous glacer le sang. Il est toujours délicat d’aborder les enlèvements d’enfants. Réussir à bien décrire les sentiments que ressentent les parents est un sacré pari. Pari réussi. On s’y croit même si je trouvais de temps en temps Joe Lasko, un peu lent à réagir.

GVL : Oui tu as raison, le livre et son sujet nous glacent le sang. Mais je ne suis point d’accord quand tu trouves Joe Lasko un peu lent à réagir. Cet homme est anéanti par la disparition de sa fille. Il a forcément du mal à faire la part des choses.

 

I comme Intrigue :

AJ : Comme pour son premier roman, l’intrigue est très bien construite. Je n’ai pas ressenti de lenteurs, de lourdeurs ou d’incohérences. Après, je ne suis pas médecin légiste mais bon je fais confiance au travail de recherche de l’auteure. C’est ça qui est bon : faire confiance en l’auteure.

GVL : Oui une très bonne intrigue qui n’est pas qu’un simple prétexte pour parler d’un sujet grave et revenant régulièrement au-devant de l’actualité. Une intrigue aussi servie par des personnages étonnants. Oui, j’aime les intrigues que construit minutieusement Sonja Delzongle.

 

K comme Karma :

AJ : J’ai remarqué que dans les deux livres, il est souvent question de karma. Allez, une petite définition :

« Principe fondamental de l’hindouisme selon lequel la vie humaine est déterminée par les actes accomplis dans les vies antérieures. »

Ils ont tous un passé assez difficile : Hanah Baxter, qui grâce à son témoignage, a un père en prison coupable du meurtre de sa mère. Joe Lasko, une femme décédée, une enfant kidnappée, un frère en taule et ainsi de suite. Je ne dis pas tout car il vous faudra le découvrir. Mais les karmas de chacun sont définis dans leurs actes. Ça m’a fait réfléchir au mien ;-).

GVL : Encore un mot auquel je n’aurais pas pensé. Vraiment tu assures petit Padawan ! Car ce mot, Karma, va parfaitement avec le don de Hanah Baxter. Oui, nos actes ont des conséquences qui parfois nous échappent quand nous les commettons. Des conséquences parfois douloureuses ! Là je crois que l’on a un mauvais Karma ! héhé 😉

AJ : Ah non, ne va pas nous porter la poisse à quelques jours de l’été ! Notre Karma est excellent !!

GVL : Ok ok, notre Karma va même être parfait, puisque nous n’avons jamais été aussi près de Saint Maur en Poche, hahaha…

 

 

M comme Mouvement :

AJ : Ce roman est en perpétuel mouvement. Les pauses sont très courtes voir rares. Comme pour Dust, il y a du rythme. En plus, il fait froid donc pour se réchauffer, il faut se bouger. De plus, dès le début, le temps joue contre nous. C’est une réelle course contre la montre : sauver les enfants au plus vite.

Vous l’aurez compris, on ne s’ennuie pas !

GVL : Tu as raison, l’auteure multiplie les fausses pistes et nous la suivons dans ce jeu de piste haletant. Et…On a intérêt à suivre le mouvement si on ne veut rien perdre de cette enquête éprouvante.

 

O comme Obstination :

AJ : Tous les personnages sont obstinés. Pas un seul subit les évènements et c’est rare. Bon, les méchants sont toujours motivés et obstinés. Mais souvent, on a toujours un flic un peu réticent, qui a du mal à se bouger à force de manger trop de beignets. Mais là, non tout le village est impliqué. Toutes les forces de police sont sur le qui-vive.

Joe Lasko ne baisse jamais les bras, même s’il met du temps à tout imprimer. Eve, cette détective, qui va se surpasser grâce à Hanah, veut retrouver les enfants par tous les moyens. Même le chef Stevens ne voit aucun inconvénient à la présence d’Hanah et de son originalité. Toi aussi lecteur, sois obstiné ! Cours chez ton libraire et lis-le ! L’obstination paye toujours.

GVL : Obstination, Voilà un mot qui sied bien à nos protagonistes. J’avoue que tu as bien bossé sur ce coup-là. Je te dis bravo Petit Padawan ! Toi aussi tu as été obstinée, tout autant que moi pour que cet ABCdaire voit le jour.

AJ : On est une équipe ;-).

 

Q comme Question :

AJ : Comme dans Dust, le lecteur se pose des tas de questions, même en refermant le livre. L’auteure a réussi son pari en nous intégrant parfaitement dans son intrigue. Alors Sonja Delzongle, quelles réponses se cachent dans votre prochain roman ?

GVL : Moi ce roman m’a questionnée sur la nature humaine. Le propre du polar et encore plus du roman noir est de montrer la société telle qu’elle est. Et j’avoue qu’elle me fait peur cette société dans laquelle nous vivons. Mais peut-être que je lis trop de littératures policières ? La question est posée ! Mdr 

 

S comme Suite : 

AJ  : Même si vous n’avez pas lu Dust, vous pouvez lire ce roman. Mais j’ai préféré le lire avant quand même. C’est bien d’en apprendre un peu plus sur le personnage récurrent comme Hanah Baxter.

Alors là, je m’adresse à Sonja Delzongle : Une nouvelle aventure d’Hanah Baxter est-elle prévue ? Car j’ai plein de questions qui restent en suspens.

GVL : Perso, j’espère que l’on retrouvera encore un bout de temps Hanah Baxter. Ce personnage ne nous a pas tout dévoilés. Il y a encore beaucoup à découvrir, et je m’en réjouis.

Oui, vous pouvez lire Dust avant. Mais même si vous ne l’avez pas lu, vous pouvez commencer par ce titre, Quand la neige danse. Et je suis certaine qu’après cette lecture vous allez foncer sur Dust. Il est en poche en plus ;-).

 

U comme Urgence :

AJ : Je pense que nous vous l’avons assez répété, il y a urgence à découvrir cette auteure. Bon, on sait que les livres s’empilent dans votre bibliothèque et que vous n’avez qu’une vie pour les lire. Mais on est dans le même cas que vous ! Il est toujours dur de faire un choix. Donc, on a décidé de le faire pour vous et vous conseiller très vivement cette auteure. Pour info, pour ceux qui vont à SMEP, elle y sera. Donc n’hésitez pas à dire que les deux fondues vous envoient ;-).

GVL : Urgence est aussi dans le propos de cette enquête. Plus le temps passe, plus le risque de ne pas retrouver les 4 petites filles est réel.

Mais je te rejoins. Il y a urgence à découvrir ce titre, mieux cette auteure.

 

W comme Waouh, je t’ai trouvée ! :

AJ : Il y a des lettres que l’on déteste car il n’existe pas beaucoup de mots pour elles. Bon, on aurait pu en inventer un nouveau. Nous ne sommes plus à cela près ;-).

Mais j’ai fini par trouver Waouh !

Waouh tout simplement à vous Mme Sonja Delzongle !

Waouh pour la claque que j’ai prise en refermant Dust.

Waouh d’avoir confirmé mon envie de vous suivre pour vos autres romans.

GVL : Waouh, que te voilà enthousiaste chère petite Padawan. Et là je te suis !

Sonja Delzongle est une des révélations de ces 2 dernières années D’ailleurs, Denoël ne s’y est pas trompé. La faire entrer dans la prestigieuse collection Sueurs Froides prouve que le talent de Sonja est réel. Béatrice Duval est une grande dame du polar, elle a côtoyé des pointures. Alors être édité dans cette maison ne peut-être qu’un gage de qualité !

Oui Waouh 😉

 

 

Y comme Youpi :

AJ : C’est toujours un exercice difficile de faire un abécédaire. Mais je suis contente d’avoir réussi celui-là car c’est une belle découverte pour moi. J’ai enquillé les deux livres à la suite et s‘il y en avait un troisième, je lui aurais aussi fait sa fête. Car, c’est un réel plaisir de lire la plume de Sonja Delzongle. J’avoue que le premier m’avait asséché. D’ailleurs, ma grand-mère de 89 ans est en train de le lire et elle l’adore.

Donc merci, à mon maître Jedi d’avoir eu l’idée de faire de ce livre notre LC. Car je ne les aurais peut-être pas lu aussi vite ;-).

GVL : Merci à toi d’avoir relevé le défi. D’ailleurs ton énergie m’en a redonné un peu.

Et tu as raison, cet exercice est difficile, demande du temps et de la concentration. J’ai vraiment eu du mal cette fois à me mettre dedans. Et pourtant, ce livre est parfait pour ce genre d’exercice. Tout y est. C’est un parfait polar, entre thriller et roman psychologique.

Alors bravo à Sonja Delzongle car l’épreuve du deuxième roman attendu n’était pas facile. Et elle l’a réussi haut la main.

AJ : De rien 😉 pour l’énergie. J’en avais un peu en stock !

 

 

16 réflexions sur “L’ABCdaire de 2 nanas fondues de Delzongle

  1. Marie dit :

    Hanah Baxter. La meuf ne peut pas être uniquement une profileuse. Ce qui suffirait en fait. Il faut qu’elle soit droguée – et à la coke parce que c’est pas assez classe l’héroïne, les gonzesses vulgos – mais c’est assez vrai que tout le monde aime les grosses miches en plastique et les french sur faux ongles à taille démesurée, elle a un pendule comme le professeur Tournesol et doit ressentir les énergies. Elle aime le kahlua – évidemment la pinte de blonde c’est tout de suite beaucoup plus beauf, sans parler de son histoire personnelle bien chargée. C’est à se demander ce qu’elle pouvait bien être dans une vie antérieure vu le mauvais karma qu’elle se paie.
    Dire que certains esprits étroits pensent que le fait qu’elle soit gay est le seul frein pour pouvoir se projeter…
    Et évidemment cela ne peut pas se passer dans le Cantal ; ce n’est pas assez exotique le Cantal. Dans le Cantal, il ne peut pas y avoir trafic d’albinos (quoique si çà se trouve…) ou de tempêtes de neige apocalyptiques. Pas plus que…. dans tous les coins de France en fait. Sauf peut-être en montagne.

    Aimé par 2 people

    • collectifpolar dit :

      Wouah Marie,
      J’avoue que je suis troublée là,
      J’arrive pas à savoir si c’est ironique ou si c’est enthousiaste.
      Mais bravo pour l’exercice. Belle synthèse.
      Bon peut-être un peu trop synthétique justement.
      Mais Anne Ju à raison, allons en parler autour d’un verre.
      Nous avons sans doute beaucoup à apprendre du ressenti de lecture de l’autre.

      Aimé par 1 personne

  2. belette2911 dit :

    Comme Marie, j’ai pas aimé le personnage d’Hanna et son pendule à la Tryphon Tournesol. Le fait que l’histoire se déroule dans un pays d’Afrique ou en Amérique ne me dérange pas, ça donne de la dimension à un roman, mais j’avais pas aimé le final, trop grand-guignolesque, trop exagéré, « trop is te veel » et j’avais terminé le roman déçue, pas pour tout, mais en grande partie… 😉 Mais je ferai la suite, je veux voir si ça continue ou pas !

    Aimé par 1 personne

Quelques mots tordus...vas y, lâche toi :-)

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