Amours de Léonor de Récondo

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Il vous faut juste 6.90 € pour valider le choix des éditions Points d’avoir publié cet ouvrage de 207 pages.

En 1908, dans le huis clos d’une maison bourgeoise du Cher, s’épanouit le sentiment amoureux le plus pur- et le plus inattendu. Victoire, précipitée dans un mariage arrangé avec un notaire, attend depuis cinq ans un fruit de cette union malheureuse. Lorsque la bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l’héritier Boisvaillant tant espéré. Victoire n’a pas la fibre maternelle, et le nourrisson dépérit. Céleste, mue par son instinct, décide de porter secours à l’enfant à qui elle a donné le jour…

Grand prix RTL-Lire 2015 et prix des libraires2015, Amours conduit le lecteur au plus près de ses émotions, fait exploser les cadres de la conformité bourgeoise pour toucher à l’éclosion du désir, la prise de conscience du corps, la ferveur et la pureté d’un sentiment qui balayera tout.

« Une femme avec une femme « 

Il y a des livres que l’on traîne à lire. Celui-ci en faisait parti. C’est grâce à mon amie blogueuse, Le poussin littéraire, que je l’ai enfin lu ! Pourtant, je n’avais pas l’excuse de son épaisseur : 207 pages…ça se lit vite. Pourtant depuis sa sortie, il me tente. Bon allez, comme le dirait la pub : « Mais ça, c’était avant ! ».

Une bonne, Céleste, qui sert (dans tous les sens du terme) un notaire, Anselme, et sa femme, Victoire. Comme souvent à cette époque, les activités de la journée de l’épouse sont nulles ! En plus, elle n’arrive pas à avoir d’enfant ! Mais c’était sans compter sur la pauvre Céleste et la semence fertile de son cher mari.

Bingo « la bonne est enceinte. » Sauf que la bonne, bah elle est paumée, croyante et surtout ne veut pas pointer chez Pôle Emploi. Alors, elle devient mère porteuse ! Comme quoi, à l’époque, il n’y avait pas des tonnes de formulaires à remplir et des ribambelles de tests à faire ! Eh non messieurs, pas de magazines cochons !

Victoire est contente car elle va occuper ses journées avec ce bébé ! Sauf que la fibre maternelle, c’est pas vraiment son truc. Alors pour éviter qu’il pleure et qu’il se laisse mourir, il retrouve la chaleur de la bonne. Bonne, mère porteuse, nourrice, ça fait un sacré CV. Et c’est pas fini ! Car oui, Victoire a aussi décidé de retrouver la chaleur de la bonne. Elle sent meilleur que son mari.

Sauf qu’à cette époque, on autorise de le faire mais pas de le dire ni de l’assumer. Les doutes vont s’installer chez Céleste, les certitudes vont naître chez Victoire et Anselme va se retrouver le dindon de la farce.

Je vous le décris de manière tordue et loufoque mais sachez que c’est une belle histoire. Je n’ai pas eu de difficulté à accrocher. Cette histoire d’amour entre ces deux femmes m’a fait penser à un roman de Sarah Waters Du bout des doigts (sauf que niveau épaisseur, on parle de 500 pages !). Léonor de Récondo nous offre deux beaux portraits de femmes que tout oppose avec une musicalité dans son style.

Retrouvez aussi la chronique du Poussin littéraire en cliquant ici.

 

15 réflexions sur “Amours de Léonor de Récondo

Quelques mots tordus...vas y, lâche toi :-)

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