Dérapages, la série qui confirme qu’une seule goutte suffit pour faire déborder le vase !

Une fois n’est pas coutume, Arte a diffusé une série qui déchire ! (je suis restée polie :-)).

Arte nous déniche des pépites en série qu’elles soient françaises, norvégiennes, anglaises et j’en passe. Il ne faut pas hésiter à zapper sur cette chaine le jeudi soir.

Cette fois-ci, c’est frenchie ! Adaptée du roman de Pierre Lemaitre, Cadres noirs, cette mini-série (6 épisodes) vaut le détour,même si tout n’est pas parfait !

« Allez Anne-Ju, balances le trailer ! »

J’adore votre impatience mes tordus :-).

Alain Delambre, ancien DRH efficace licencié il y a six ans pour son âge trop avancé, enchaîne les petits boulots et redoute le précariat. Il vit avec sa femme Nicole dans un appartement défraîchi que le couple rembourse depuis des années. Père de deux filles ayant une bonne situation, Delambre craint que n’arrive le jour où l’une d’elles glissera un billet après une visite à ses parents afin de les aider.

Durant l’un de ses boulots à l’usine, il reçoit un coup de pied de son chef d’équipe pour s’être accroupi afin de nettoyer ses lunettes. La colère qu’il retient depuis longtemps en lui explose alors soudainement et Delambre assène un puissant coup de tête au visage de son agresseur. Licencié, il apprend qu’il risque d’avoir à payer une somme de 100 000 euros en dommages-intérêts. Ainsi débute la rapide descente aux enfers du quinquagénaire, prêt à tout, à l’approche de ses 60 ans, pour retrouver un travail et une dignité.

Un fol espoir renaît lorsque sa candidature retient l’attention d’un cabinet de recrutement pour un poste de DRH. Le commanditaire de ce mystérieux cabinet aux méthodes opaques est Alexandre Dorfmann, PDG d’Exxya, une multinationale de l’aéronautique en difficulté qui prépare un important plan de licenciement dans l’une de ses usines.

Ne serait-ce pas la goutte d’eau qui fait déborder le vase ?

indexJe crois que l’expression s’adapte parfaitement bien à cette série. Alain Delambre, ce cadre au chômage qui au fil des mois, perd confiance en lui. De petits boulots en petits boulots, il n’y croit plus. Il faut dire que son cadre personnel (appartement qui se défraichit de jour en jour) n’aide pas à garder la pêche ! Et son entourage qui a du mal à comprendre et qui lui dit tous les jours : « ça va s’arranger ! ». La phrase qui a tendance à agacer plus qu’à réconforter ! Alors quand il répond à une offre d’emploi qui lui permet de se dire qu’il va pouvoir revoir une machine à café avec des Jean-Claude Convenant (cf à Caméra Café ;-)), de participer à des réunions longues et inutiles, de manger à la cafet avec des collègues qui racontent les premiers pas de leurs rejetons, il met toutes les chances de son côté, à un tel point ….que ça va déraper !

La force de cette série est le casting !Eric Cantona campe le rôle de ce chômeur prêt à tout pour décrocher ce job ! Et il le fait bien. Après attention, le chômage n’excuse pas le comportement d’Alain Delambre. Je pense juste que c’est le déclencheur. La sympathie, puis l’incompréhension et la colère vis a vis de ce personnage ont été les émotions que j’ai pu rencontrer dans cet épisode. Il faut dire que c’est riche en rebondissement même si….

Oui même si c’est un peu long ! Au début je pense que les deux premiers épisodes ont été étirés comme une pâte que l’on étale un peu trop. Il y a quelques longueurs que je trouve un peu inutile mais qui arrivent à mettre un peu de tension à toute cette ambiance. Donc ça passe plutôt assez facilement.

indexJe n’oublie pas de vous parler du recruteur qui a aussi une place importante dans cette histoire. Ici c’est Alex Lutz qui représente la »méchante » multinationale qui a eu cette fabuleuse idée d’un recrutement atypique. Oui je n’en dis pas plus pour ne pas vous spoiler. Alors vous allez vous dire que ceux sont les grands de ce monde qui dirigent le monde, qui le font. C’est exactement ça ! Mais si un grain de sable venait coincer la machine des multinationales, comment ça se passerait ?

Je vous invite vivement à regarder cette série. Elle vaut le détour.

P.S : Soyez prudent au prochain entretien d’embauche ;-).

 

 

 

Dérapages – mini série de 6 épisodes disponible en replay sur Arte – réalisé par Ziad Doueiri (« Baron Noir »)

10 réflexions sur “Dérapages, la série qui confirme qu’une seule goutte suffit pour faire déborder le vase !

  1. SALGRENN dit :

    Vu les six épisodes. Petit faible depuis longtemps pour Cantona… ! Par contre je suis tout à fait de ton avis : cela tire beaucoup trop en longueur… mais ça, c’est récurrent : histoire de format (et de fric aussi) pour la Télévision : tu chopes ainsi des téléspectateurs deux soirs de suite… (et parfois même 3, si t’es fort pour étaler la sauce !)
    Ce n’est pas parfait certes (mais y’a-t-il quelque chose de parfait dans ce monde ?), mais au moins cela nous change des sempiternelles séries avec des Serial killers ! J’ai bien aimé également le jeu de l’actrice Alice de Lencquesaing. Bonne journée.

    Aimé par 1 personne

Quelques mots tordus...vas y, lâche toi :-)

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